Le fabuleux rôle des sols vivants dans le cycle de l’eau

L’eau douce est une ressource renouvelable qui fait partie intégrante de notre environnement.
Mise à disposition à chaque épisode de pluie, nous l’attendons pour arroser nos cultures et dépoussiérer l’air. Nous l’attendons aussi pour qu’elle remplisse nos nappes phréatiques pour des besoins ultérieurs.
La quantité d’eau douce disponible dépend directement de la qualité des sols récepteurs ! On parle alors de la « phase terrestre du cycle de l’eau ». L’enjeu est de ralentir les flux d’eau de pluie et de prolonger son temps de résidence dans les sols, afin qu’elle puisse s’infiltrer profondément dans les
sols et y remplir son rôle de vitalisation des écosystèmes du sol et aussi d’alimenter l’hydrologie terrestre souterraine, que nous ne voyons pas, mais qui est pourtant l’incontournable d’une gestion quantitative naturelle, gratuite et de bon sens.
L’optimisation de la quantité d’eau douce disponible tient ainsi dans la qualité physique et paysagère des milieux récepteurs des eaux des pluies. Les meilleurs réceptacles de l’eau de pluie sont les forêts
et les zones humides. Celles-ci forment de véritables éponges prolongeant le mariage fécond entre la faune, la vie bactérienne du sol et l’eau douce. Les arbres agissent comme des pompes hydrauliques qui libèrent progressivement l’eau de pluie emmagasinée, tout comme les zones humides. Les précieuses forêts et zones humides sont des filtres naturels de purification de l’eau, elles sont aussi des tampons face au réchauffement climatique, cela grâce à l’évaporation et l’évapotranspiration des arbres : le cycle de l’eau se perpétue et les pluies reviennent plus souvent. Nous savons maintenant qu’il est important que nos sols puissent accueillir et retenir les eaux de pluie en leur sein…Or, cela n’est étonnamment jamais évoqué ! Comme si les sols ne comptaient pas ! Et que les pluies pouvaient rejoindre directement les rivières ! Est-ce ainsi que cela se passe aujourd’hui ?
Les pluies arrivent en effet bien trop vite dans les rivières, car de nombreux sols agricoles sont étonnamment devenus aussi étanches à l’eau que les sols artificialisés des villes qui évacuent directement l’eau des pluies vers les rivières…et la mer. Cela est parfaitement dramatique et au cœur
de la problématique de la gestion quantitative ipso facto parfaitement insoluble. Puisque l’élément clé de la régulation de l’eau de pluie ce sont justement les sols, et surtout les sols « vivants », humifères, avec 200 kilos de vers de terre à l’hectare ! Le problème est que les pluies ruissellent, elles partent directement et ne s’infiltrent plus… La grande majorité des pluies aujourd’hui ruisselle en surface. L’eau de pluie, qui s’est pour faible partie
infiltrée, est évacuée par les drains et les émissaires drainants des parcelles agricoles. L’eau est évacuée sans faire son œuvre dans la partie terrestre de son cycle.
Explication : il y a 60 ans, l’agriculture industrielle a conçu le remembrement et le drainage pour pouvoir mécaniser le travail, ce faisant il a éliminé les milieux humides, les terrasses, les haies et les bosquets.
Parallèlement le conventionnement avec l’Industrie agro alimentaire et les grandes firmes de produits chimiques a artificialisé les cultures les rendant certes plus productives mais également de plus en plus fragiles et dépendantes aux pesticides et à l’irrigation. Pour protéger les cultures, a été inventé le concept de « protection des plantes ». Ce qui s’inscrit naturellement dans la logique « hors sol » de production industrielle. La destruction d’éléments ciblés – comme les herbicides et les fongicides – sans
vision écosystémique globale (dont la vie des sols) a fragilisé l’écosystème agricole. C’est tout simple : le labour et les herbicides détruisent la faune du sol en général et les fabuleux travailleurs que sont les vers de terre en particulier ; quant à l’utilisation de fongicides, ils détruisent les champignons qui sont un élément fondamental et essentiel de l’écosystème du sol car ils sont les seuls à pouvoir dégrader les éléments ligneux à la surface des sols, préliminaire à la production d’humus.

Quelle voie prendre pour résoudre à la source le problème quantitatif de l’eau ?
L’unique réponse actuellement proposée pour répondre à un besoin croissant en eau est de décaler la disponibilité par un stockage hors sol au moment des pluies hivernales pour la restituer en été : c’est ce que l’on appelle le « stockage de substitution », pour les besoins estivaux de la culture du maïs et du refroidissement des centrales nucléaires, qui prélèvent quelques 80 % de l’eau disponible à l’étiage.
Pourquoi l’eau manque-t-elle ? Pourquoi le niveau des rivières monte-t-il si rapidement à chaque pluie et redescend-il immédiatement à la fin de l’épisode de pluie ? Pourquoi les eaux des rivières sont-elles turpides ? Pourquoi les nappes phréatiques ne sont-elles pas pleines ? Et cela malgré les pluies abondantes du régime pluvial français dont nous bénéficions ?
Les mesures d’économies d’eau sont nécessaires, mais elles ne compenseront pas l’eau douce perdue à cause de sols faiblards, dépouillés des zones humides, des massifs forestiers et arbustifs ou de cultures en terrasses qui jadis ralentissaient les flux d’eau et contribuaient à prolonger le temps de résidence pour améliorer l’infiltration dans les sols. Si sa disponibilité pour les différents usages dépend de la gestion de son utilisation, par exemple avec des cultures mieux adaptées donc moins fragiles et moins exigeantes en eau, elle dépend de manière tout aussi importante de l’augmentation de sa ressource par l’allongement de son temps de résidence dans sa phase terrestre. Et cela n’est par
contre étonnamment pas questionné ! Seules les économies d’eau sont questionnées : cette prise en compte est une bonne chose, mais
clairement insuffisante face à l’augmentation de la population et la couverture des besoins. La fine couche vivante à la surface du globe terrestre (terres émergées et océans) est l’organe vivant qui peut être comparé aux intestins de la planète. Or, si des découvertes médicales relativement récentes (10-15 ans) parlent des intestins comme « deuxième cerveau », siège de la fabrication de la résilience et des équilibres, la corrélation avec la couverture terrestre « vivante et en bonne santé » des
sols et des océans n’est pas encore intégrée dans les prérogatives de gestion publique de l’eau. Retenir et prolonger le temps de résidence des pluies en mariage fécond dans des sols vivants. L’eau est en quantité constante sur le globe terrestre. Sous ses différentes formes, pluie, nuage de vapeur d’eau, neige, glace, océans, rivières. L’homme a besoin d’eau douce pour vivre, et c’est justement la phase terrestre du cycle de l’eau qui répond à ce besoin, donnant et redonnant la même eau douce depuis que la terre existe.
Si on comprend bien le cycle de l’eau, et que l’on intègre notre nécessaire adaptation au réchauffement climatique, alors, il nous faut limiter les phénomènes d’évaporation et privilégier l’évapotranspiration des plantes et la photosynthèse. En effet, les eaux stagnantes des réserves artificielles en se réchauffant accentuent le réchauffement climatique et l’évaporation importante qui en résulte est une perte sèche d’eau douce pour les usages. Quand un choix s’offre à nous, nous devrions privilégier celui qui préserve
la vie, la biodiversité et la photosynthèse : cela est également une notion encore peu prise en compte.
En conclusion : Plus nos sols seront vivants et humifères, plus ils capteront et retiendront les eaux de pluie en leur sein, ils filtreront, et stockeront l’eau des pluies dans les nappes phréatiques.
L’Agroécologie relie l’agriculture au sol dans une vision écosystémique régulatrice et réparatrice.
Le réchauffement climatique n’est pas le responsable de l’aridification des sols, mais bien les désherbants systémiques qui ont industriellement achevé de détruire la résilience des sols. Accentuant ainsi le recours aux retenues face aux sols exsangues et en incapacité de remplir leurs fonctions naturelles.

Article de presse 02/09/2019 – Grand public

mail : sabinemartin.b@orange.fr

Les trois projets du gouvernement qui menacent l’Amazonie française

Source : Médiapart / les blogs    (30/8/2019)

Alors que l’Amazonie brésilienne s’embrase, la Guyane Française projette de miner, brûler et noyer sa forêt primaire avec l’appui des services de l’Etat, de la Collectivité Territoriale et aux bénéfices des incontournables multinationales de l’extractivisme et de l’Energie. (Par Maiouri Nature Guyane)

> 1 – Guyane, un territoire miné

> Actuellement, les permis miniers délivrés ou en cours d’instruction par le gouvernement menacent plus de 360 000 hectares du territoire guyanais. Ce choix politique de la Collectivité Territoriale de prioriser la filière aurifère dans une si vaste ampleur, rend impossible le développement d’activités alternatives vertueuses et durables, incompatibles avec la destruction de la biodiversité : tourisme durable, recherche scientifique, agroforesterie, permaculture, pharmacologie, métiers du bois, etc…

> Loin de renforcer le contrôle en matière de protection de la biodiversité, le gouvernement a encore récemment allégé les règles applicables à l’évaluation environnementale en Guyane. Le décret du 4 avril 2018 instaure des dérogations spécifiques au territoire. Les associations craignent une aggravation de la destruction de la nature aux profits des industriels et notamment des sociétés minières.

> Références :

> 1 – La carte inédite des permis et concessions accordés en Guyane sur ce lien.

> 2- « Les groupes miniers préparent « la grande braderie » du territoire» sur ce lien.

> 3 – Les permis d’exploration minière menacent 3000 km2 de forêts sur ce lien.

> 4 – Résumé des menaces de la méga-industrie minière en Guyane sur ce lien


> 2 – Biomasse, la fausse énergie verte

> Pendant que l’Amazonie s’embrase, la Guyane Française projette de brûler sa forêt primaire avec les subventions de l’Europe !

> La Collectivité Territorial de Guyane (CTG) avec le soutien de l’Etat proposent un grand plan biomasse et biocarburants (sous couvert de développer les énergies renouvelables) pour atteindre une autonomie énergétique à hauteur de 50% d’ici 2030.

> Voir le livre blanc projet pour la Guyane

> Extrait : “Le potentiel de développement des agro-carburants (biodiésel et bioéthanol) en Guyane est fortement limité par la réglementation européenne qui exclut la production sur déforestation. L’Etat devra accompagner la CTG dans la levée [de] ces contraintes au travers d’un plan d’action intégrant le REDD++ (réduction des émissions résultant du déboisement et de la dégradation des forêts).”

> Le Président de la République a, pendant sa visite en Guyane en octobre 2017, rappelé son souhait d’accompagner le développement de la filière biomasse en Guyane. Dans cet objectif, il a annoncé réformer les instructions de la CRE et de Bercy afin que les instructions soient traitées de façon rapide.

> La CTG est consciente qu’elle ne pourra pas déforester l’Amazonie avec les règles européennes actuelles qui protègent la forêt primaire. Du coup, elle entend plaider pour une exception guyanaise, sous le régime des régions ultra-périphériques (RUP), à l’article 26 la Directive européenne COM (2016)767 : comme elle l’explique de façon très succincte dans cette présentation.

> Le président de la CTG a déclaré avoir de son côté le président Emmanuel Macron qui lui aurait promis d’accélérer la procédure.

> Ces projets d’implantation de la biomasse doivent venir alimenter trois nouvelles centrales en construction à Mana et St-Georges-de-l’Oyapock et Cacao.

> Selon les projections de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), la biomasse devraient à terme générer 40 MegaWatt.

> Ce grand projet de biomasse nécessite des coupes rases dans la forêt primaire guyanaise et permettre l’implantation de projets couplés avec des installations agricoles.

biomasse Guyane

> Extrait Rapport gisement biomasse en Guyane

> Les prévisions de la Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE) de réaliser 40 mégawatt de biomasse sont supérieures aux capacités de la Guyane, qui ne peut fournir actuellement les ressources nécessaires pour assurer cette production électrique. On peut donc s’interroger sur l’origine de l’approvisionnement de ces centrales dont l’une est située à la frontière brésilienne ? Le bois sera-t-il extrait des forêts primaires guyanaises ou sera-t-il fourni par une augmentation de la déforestation brésilienne, en contradiction avec les récentes critiques du Président Macron à l’encontre de Jair Bolsonaro ?

> Sur le terrain, certains projets industriels voient le jour, alléchés par des effets d’aubaine. Le projet MIA de la société Maillet Forestal, repose sur une demande de bail agricole de 10 700 ha et propose d’alimenter en bois les centrales en biomasse, grâce à la déforestation de la forêt couplée, entre autre, d’un projet de reboisement en Teck de Malaisie. Introduire une espèce étrangère alors que le pays possède 1700 espèces d’arbres est une aberration écologique. D’autant plus que la monoculture intensive d’arbres à des fins énergétiques à un impact dévastateur (rendement dérisoire, consommation d’eau, intrant de pesticides…).

Pour les associations, le projet a tout d’une opération de greenwashing, une « usine à gaz » destinée à absorber de l’argent européen du FEDER.

> Les déclarations du président Emmanuel Macron dénonçant les incendies au Brésil tombent à point nommé, reste qu’en Guyane française, le gouvernement est en train d’organiser une déforestation massive au service des industriels de la biomasse et des mines industrielles.

> Références :

> Biomasse industrielle et monoculture intensive d’arbres :
https://sites.google.com/site/maiourinature/biomasse_destruction_massive_biodiversite


> 3 – Barrages hydro-électriques, un second grand ouvrage à venir

> En Guyane, le bilan carbone accablant de 20 ans de production hydro-électrique sur le barrage de Petit Saut en Guyane, montre que ses rejets en gaz à effet de serre (GES) sont de très loin supérieurs à ceux de la vieille centrale à fuel de Degrad-des-Cannes. Et ces rejets devraient persister durant 72 ans !

Grand barrage amazonien et gaz à effet de serre (methane, protoxyde d’azote).

> En cause, méthane et protoxyde d’azote, générés par l’immersion de surfaces de forêts primaires, grandes comme trois fois la ville de Paris qui hébergeaient une biomasse de 400 tonnes à l’hectare en moyenne ! Ces gaz à effet de Serre issus de la fermentation de matières organiques animales ou végétales, en l’absence d’oxygène, ont de plus est des Potentiels de Réchauffement Globaux (PRG) énormes, respectivement de 25 et 298 (contre 1 pour le gaz carbonique).

> Le retour de projet s’explique par les liens étroits qui existent entre l’installation d’un méga-barrage et la volonté d’un Etat à développer la méga-industrie minière, énergivore par excellence.

> Ainsi, alors que le bilan carbone du premier barrage s’est révélé contraire aux objectifs de protection du climat et de la biodiversité, et considéré comme l’un des barrages les moins rentables au monde, selon le rapport surface/puissance la construction d’un second barrage est à l’étude en Guyane.

> Dans une interview de Radio Peyi d’avril 2019, retrouvé sur la toile, on apprend avec stupeur que Robert Dardanne (Voltalia Guyane), s’exprimant en tant que Président du GENERG (Groupement des ENtreprises en Énergies Renouvelables de Guyane), trouve ce projet « tout à fait intéressant » et envisage une implantation géographique « sur les fleuves Mana ou Approuague ».

> A l’heure de l’urgence climatique, ennoyer des dizaines de milliers d’hectares de forêts primaires, c’est accepter l’idée insensée de détruire des pans entiers de forêts primaires qui n’ont même pas été inventoriés en terme de biodiversité et de chimio-diversité, c’est accepter de voir disparaître une masse colossale de grumes valorisables par les 25 métiers de la filière bois, c’est voir s’effacer des terres agricoles potentielles…

> Cette déclaration sur un second grand barrage, de la part d’une organisation dont on pouvait attendre un minimum de prise de conscience des changements climatiques, est particulièrement grave alors que l’on connaît désormais l’impact considérable des grands barrages amazoniens sur le climat, équivalent aux émissions de GES de l’industrie aéronautique mondiale.

> Réécoutez l’intervention à la 6:13 mn de cet interview de Samir Mathieu (France-Guyane).

> Références :

> Le dossier complet « Bilan de 20 ans du grand barrage de Petit Saut » 2014 :
https://sites.google.com/site/maiourinature/actualites-2011/a-qui-profiterais-un-second-barrage

> Second barrage en Guyane : un désastre écologique toujours en projet !
https://sites.google.com/site/maiourinature/renouvelable-insoutenable

> Par Maiouri Nature Guyane

Les trois projets du gouvernement qui menacent l’Amazonie française © maiouri nature guyane

> https://blogs.mediapart.fr/or-de-question-guyane/blog/300819/les-trois-projets-du-gouvernement-qui-menacent-l-amazonie-francaise

Interdisons l’épandage de pesticides à côté des habitations

Signez la pétition pour interdire les épandages de pesticides à
côté des habitations
Bonjour, Ensemble, exigeons le droit de vivre #LoinDesPesticides : demandez avec nous l’interdiction des épandages de pesticides à côté des habitations.
Signez la pétition
Des études, telles que celle de l’INSERM en 2013, montrent un lien entre l’exposition des agriculteurs aux pesticides et le développe- ment de certaines maladies telles que des cancers, pathologies neu-rologiques (maladie de Parkinson, maladie d’Alzheimer, troubles cognitifs…) et des troubles de la reproduction et du développement. Dans une étude exclusive, France Nature Environnement Tarn et Garonne met en lumière les méfaits de ces pesticides sur une popu- lation trop souvent oubliée : les voisins et voisines des parcelles agricoles traitées. Après 6 mois d’enquête et 1131 personnes inter- rogées sur deux communes autour de Montauban, cette étude pilotée par un ancien chef de service en hématologie montre que la fréquence d’apparition de maladies est anormalement élevée chez les riverains de vergers, parcelles fortement consommatrices de pes-ticides. La fréquence de cancers ayant un lien probable avec les pes-ticides y est 2,5 fois plus élevée que la moyenne nationale.
Voir l’étude
Pourtant, aujourd’hui encore, il n’existe aucune interdiction d’épandages de pesticides à proximité des habitations. Des citoyens et citoyennes de tout âge sont donc aspergés directement dans leurs jardins. Pour protéger notre santé, le mouvement France Nature Environne-ment a besoin de votre appui pour obtenir l’interdiction immédiate des épandages de pesticides à côté des habitations et sortir durablement des pesticides.
Signez la pétition
Plus nous serons nombreux, plus nous aurons de chance d’être entendus. Votre mobilisation est donc primordiale pour donner de l’écho à cette mesure de bon sens. N’hésitez donc pas à diffuser largement cette pétition auprès de votre entourage et sur les réseaux sociaux avec le hashtag #LoinDesPesticides.
MERCI par avance de votre soutien et très bonne journée à vous.

Observatoire du nucléaire – Nouveau retard pour le réacteur nucléaire EPR : l’autorisation de mise en service est (encore) caduque !

Une nouvelle prolongation, après celle obtenue de justesse par EDF de 2017 à 2020, semble impossible à justifier : il faut reprendre toute la procédure à zéro ou, mieux, décider enfin d’abandonner l’EPR de Flamanville

En avril 2007, en accordant 10 ans à EDF pour construire l’EPR et le charger en combustible, le premier ministre Villepin pensait assurément avoir fait preuve de la plus grande prudence sachant qu’EDF prétendait construire le réacteur en seulement 4 ans et demi.

Or, de malfaçons et défectuosités, de fautes mineures en graves erreurs, le chantier a dépassé la date limite du 10 avril 2017. En catastrophe, et en faisant preuve de la plus grande complaisance pour EDF, le premier ministre Bernard Cazeneuve a publié le 24 mars 2017 un décret rectificatif se contentant de préciser qu’ « Au II de l’article 3 du décret du 10 avril 2007 susvisé, le mot : « dix » est remplacé par le mot : « treize ».»
 
Un simple changement de mot pour accorder 3 ans de plus sans l’ombre d’une évaluation de la situation qui, pourtant, a considérablement évolué depuis 2007 : cuve de l’EPR défectueuse, catastrophe de Fukushima, forte augmentation du prix de l’électricité nucléaire, effondrement du coût des énergies renouvelables, situation financière d’EDF, etc.

Saisi par l’Observatoire du nucléaire et d’autres associations, le Conseil d’État a finalement consenti à valider en avril 2019 la prolongation de 3 ans de l’autorisation de création. Mais ce tour de passe-passe, déjà difficilement justifiable, semble improbable à rééditer, sauf si le Conseil d’État souhaite totalement se ridiculiser.

Après une nouvelle grave malfaçon (d’importantes soudures mal réalisées), l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), elle-même gravement ridiculisée par sa décision de validation de la cuve défectueuse de l’EPR, n’a pas eu d’autre choix que d’exiger la réparation de ces soudures, opération très complexe susceptible d’endommager le réacteur.

Persistant dans le déni de son incompétence, la direction d’EDF annonce simplement ce jour que la mise en service du réacteur aura lieu cette fois en 2023, tablant probablement sur un nouveau décret de convenance se contentant de remplacer le mot « treize » par « seize », ou « dix-sept », et pourquoi pas « vingt » ou même « trente » pour plus de précautions ?!

En réalité, il est encore plus injustifiable aujourd’hui qu’en 2017 de récompenser l’incompétence de l’industrie nucléaire en accordant à EDF la prolongation exigée : la situation de l’EPR dans le contexte énergétique et industriel a encore évolué. Plus que jamais, la conception de l’EPR, datant du début des années 90, en fait un dinosaure sans même qu’il ne soit terminé.

Il va désormais être intéressant de voir si l’ASN, le gouvernement et le conseil d’État vont continuer à se ridiculiser ou si l’une au moins de ces institutions va finir par prendre ses responsabilités et mettre fin à la fuite en avant d’EDF.

La moindre des choses serait d’imposer à EDF de refaire totalement la procédure de création (ce qui prendrait à nouveau des années), en tenant compte de l’importante évolution de la situation depuis 2007. Mais le plus raisonnable est de mettre enfin un terme à l’aventure de l’EPR de Flamanville.

Certes, il est déplorable que près de 12 milliards d’euros soient gaspillés en vain dans ce chantier, mais il est clair que cet argent sera tout aussi gaspillé si l’EPR est un jour mis en service, avec de graves conséquences possibles et probables : accident nucléaire, désastre financier, production de déchets radioactifs, réacteur irradié à démanteler (il est immensément moins problématique et cher de démanteler un réacteur qui n’a pas été mis en service). Affaire à suivre…

Mail : observatoire.du.nucleaire@listes.rezocitoyen.org

« Croque ton jus » en partenariat avec l’ADEAR du Gers

valoriser les fruits qui se perdent dans les campagnes.

L’ADEAR du Tarn-et-Garonne envisage de monter une animation « Croque ton jus » en partenariat avec l’ADEAR du Gers lors de la fête des 20 ans de l’ADEAR (plus d’information à venir à ce sujet).

L’opération Croque ton jus a été créée par des paysans, propriétaires de vergers ou non dans le but de rassembler des gens autour d’un pressoir ambulant afin de valoriser les fruits qui se perdent dans les campagnes. C’est une animation mobile qui se déplace dans différents lieux et qui permet aux gens de presser les fruits qu’ils amènent lors d’une journée participative (chacun met la main à la pâte!) , en l’occurrence ici, les 20 ans de l’ADEAR.

Chacun repart avec du jus pressé et pasteurisé (2,1 kg de fruits = 1 l de jus). Les utilisateurs règlent un montant de 0,6cts e/ litre pressé pasteurisé (à confirmer). Nous gérons le stock de bouteilles.

Est-ce que certains seraient intéressés pour participer à l’opération? Amener ses/des pommes pour les presser?

Nous organiserons l’animation en fonction du nombre d’inscrits. Si peu de personnes intéressés nous ne pourrons maintenir l’opération.

Merci de répondre avant vendredi 14 juin. Je suis disponible pour toutes questions, merci à vous.

Alizée Fruleux ADEAR 82 : adear82-transmission@orange.fr

RAPPEL – INVITATION RÉUNION PUBLIQUE – JEUDI 13 JUIN POLLUTION DES EAUX SOUTERRAINES

INVITATION RÉUNION PUBLIQUE
13 JUIN 2019

Depuis environ dix mois, M. GENIES, maraîcher, ne vend plus ses légumes sur le marché, il n’en produit plus suite à un empoisonnement de son puits. VEVA vous informe sur la situation actuelle concernant M. GENIES et sur la probable pollution de la nappe phréatique.
Y a-t-il un problème sanitaire majeur ? « POLLUTION DES EAUX SOUTERRAINES »
Nous vous invitons à cette soirée avec la participation de France Nature Environnement 82 à la salle Gipoulou de Valence d’Agen à 19h (face à la gendarmerie). Suivi du pot de l’amitié.
Pour nous contacter ou adhérer à l’association : contact@veva82.fr

La loi d’orientation des mobilités sera examinée à l’Assemblée Nationale à partir de mi-mai, et jusqu’à début juin. Mobilisez vos députés pour une loi sur les mobilités plus écologique.

Lettre du Président n°127

Mots clés :  Loi d’Orientation des Mobilités (LOM), mobilités durables, écomobilité, climat

Chères Présidentes, chers Présidents, cher(e)s ami(e)s,

Après une première lecture au Sénat le 2 avril dernier, la loi d’orientation des mobilités sera examinée à l’Assemblée Nationale à partir de mi-mai, et jusqu’à début juin. Compte tenu de l’urgence climatique, des niveaux de pollution de l’air intolérables sur nos territoires et de leurs conséquences sur notre santé, et de l’impact des infrastructures sur la biodiversité, cette loi est lourde d’enjeux pour l’environnement. Elle doit donner des orientations fortes et des outils opérationnels afin de provoquer une rupture avec nos pratiques actuelles.

Depuis 2017, lors des phases de préparation de ce texte, FNE, notamment son réseau Transport et Mobilité Durable s’est mobilisé pour le renforcer : participation aux Assises de la mobilité, travail inter-associatif au sein du Réseau Action Climat France, communiqués de presse, mise en ligne d’un dossier pédagogique pour le grand public, auditions et travail d’amendements, etc.

Si les sénateurs ont permis quelques avancées (le remboursement par l’employeur des moyens de transports écologiques comme le vélo sera désormais cumulable avec le remboursement partiel transport en commun, des emplacements de vélos devront être prévus dans les bus , le périmètre des villes pouvant mettre en place une zone à faible émission a été étendu), le texte reste malheureusement bien en deçà de nos attentes et des objectifs fixés par le Gouvernement, à savoir : mettre en cohérence la politique nationale des déplacements avec les engagements pris via l’Accord de Paris pour lutter contre le changement climatique.

Malgré nombre de nos interpellations, le projet de loi reste muet sur la question des niches fiscales dont bénéficient certains secteurs, tels que le transport routier de marchandises. La loi ne donne par ailleurs aucune place aux associations environnementales dans les instances de concertation, alors qu’elles jouent un rôle de proposition et de garant essentiel. Malgré l’annonce que les investissements seront désormais prioritairement fléchés vers les infrastructures existantes, le texte prévoit encore le financement de nouveaux projets destructeurs, d’un autre âge. Enfin, des mesures pourtant annoncées par le Gouvernement, telles que l’expérimentation de péages urbains ou la vignette poids lourds, n’y figurent pas. Autant de points sur lesquels nous continuerons d’agir pendant l’examen du texte à l’Assemblée Nationale.

Pour cela, nous avons besoin de votre mobilisation pour que chacun.e d’entre vous sensibilise ses parlementaires à nos demandes.

A cet effet, nous vous proposons en annexe un courrier-type de demande de rendez-vous à envoyer à vos parlementaires avant fin mai par mail ou courrier, avec une note récapitulant nos demandes. Ces propositions ne sont pas exhaustives bien sûr, et libres à vous de les personnaliser à votre gré. Le plus important est de faire comprendre à nos parlementaires que pour cette loi, l’environnement ne peut plus être relégué à des mesures facultatives et symboliques. Nous devons leur faire savoir que pour les électeurs que nous sommes, la transition vers une mobilité plus écologique est une priorité.

Nous comptons sur vous pour leur faire passer ce message. N’hésitez pas à contacter Morgane Piederriere, notre responsable du plaidoyer, si vous avez besoin d’informations complémentaires, souhaitez disposer de nos propositions d’amendements, et pour partager les retours que vous feront vos parlementaires.

Vous pouvez aussi signer et faire signer autour de vous notre pétition pour demander à ce que soit mis fin aux cadeaux fiscaux accordés aux camions les plus pollueurs.

Bien à vous,

Michel Dubromel, président de FNE

ANNEXE :  

MAIL TYPE POUR DEMANDER UN RENDEZ-VOUS A VOTRE DÉPUTÉ, À PERSONNALISER

Vous pouvez trouver l’adresse de vos députés sur le site de l’Assemblée Nationale ou par déduction : prénom.nom de famille@assemblee-nationale.fr. Par exemple pour Pierre Dupont : pierre.dupont@assemblee-nationale.fr. Sur demande (à morgane.piederriere@fne.asso.fr), nous pouvons vous envoyer un fichier contenant les adresses mails de vos parlementaires.

Objet : demande de rendez-vous pour un échange sur la question des transports et des mobilités en vue de l’examen de la loi sur ce sujet 


Madame la Députée ou Monsieur le Député,

Si vous n’avez pas déjà eu de contact avec ce parlementaire : présentation en 5 lignes maximum de votre association, avec notamment son objet et le nombre d’adhérents, en précisant « membre du mouvement citoyen et apolitique France Nature Environnement qui regroupe de 3500 associations de protection de la nature et de l’environnement ».

La Loi d’orientation des mobilités (LOM) qui sera bientôt examinée à l’Assemblée Nationale devra répondre aux défis d’aujourd’hui, mais aussi à ceux qui nous attendent à moyen et long termes, et donc, avoir une réelle vision prospective. Les transports restant dans notre pays le premier poste d’émissions de gaz à effet de serre, les mesures à prendre dans ce secteur constituent une priorité. Le domaine des transports contribue également beaucoup à la pollution de l’air, deuxième cause de mortalité en France.

La mobilité est aussi une préoccupation du quotidien pour tous les citoyens. Cette loi doit permettre de proposer à tous, même aux plus démunis, et sur l’ensemble du territoire, des moyens de se déplacer sans (trop) polluer. Pour France Nature Environnement, la transition écologique doit nécessairement être juste et solidaire.

Cette loi est donc très attendue. Elle contient des mesures intéressantes mais insuffisantes pour provoquer le virage nécessaire dans les pratiques de mobilité. Nous espérons donc que son examen au Parlement sera l’occasion de l’enrichir.

C’est pour cela que nous souhaitons vous rencontrer, afin d’échanger avec vous sur vos positions et nos propositions, dont vous trouverez un résumé en pièce jointe.

Dans l’attente de votre réponse que nous espérons rapide, je vous prie d’agréer, Madame la Députée ou Monsieur le Député, mes sincères salutations.

Mail : <lienfederal@fne.asso.fr>

Lundi 15 avril à 20h30 au CGR Paris à Montauban

Projection débat sur le film : Un lien qui nous élève d’Oliver DICKINSON. En présence du réalisateur (https://vimeo.com/235127791) En partenariat avec La confédération paysanne, l’ADDEAR82 et LES COLIBRIS82.

Résumé : dès 1850, la loi Grammont punissait les mauvais traitements à nos compagnons sans mots. Mais, à ce jour, le paysage de l’élevage français a surtout pris la forme de porcheries-usines, de stabulations surpeuplées, de fermes industrielles robotisées… Heureusement, Laure, Nicolas, Annabelle et leurs collègues éleveurs choisissent une autre voie pour offrir une existence plus digne à leurs animaux, du début à la fin. Et leurs efforts sont récompensés par le lien qu’ils tissent avec leurs bêtes.
Un lien qui nous élève tous.

Mail : <becgil2@wanadoo.fr>