Donnez votre avis sur le projet de Plan Régional pour la Forêt et le Bois !

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18/02/2019

Ce projet de plan, qui fixe les orientations forestières pour les 10 années à venir aura des répercussions sur nos forêts à beaucoup plus long terme. L’exploitation et la gestion des forêts ne sont pas l’apanage des seuls professionnels de la forêt et de la filière « bois » mais concernent tous les citoyens. N’hésitez pas à donner votre avis. 

Lire la consultation publique 

Consulter notre analyse du projet 

Nous vous invitons à faire circuler cette consultation dans vos réseau et nous vous souhaitons une belle journée,

A bientôt,

L’équipe


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400 dauphins échoués sur la côte Atlantique : un record

COMMUNIQUE DE PRESSE
Mercredi 13 février 2019
400 dauphins échoués sur la côte Atlantique : un record
Fin 2018, France Nature Environnement demandait la suspension de certaines techniques de pêche afin d’éviter l’hécatombe. Une demande laissée lettre morte… et les conséquences en sont déjà catastrophiques. Avec 400 dauphins retrouvés échoués en France, sur la côte Atlantique depuis la fin de l’année 2018, l’hiver 2018-2019 bat déjà les records des hivers précédents pour la période observée. Ce constat laisse présager une année bien plus meurtrière que les précédentes pour les dauphins, qui se retrouvent chaque année capturés dans les filets de pêche et se noient. Pour France Nature Environnement, une réduction immédiate des bateaux autorisés à pêcher au filet maillant calé et au chalutier pélagique est impérative. Face à l’absence de réaction de l’Etat, la fédération interpelle les Ministres silencieux « Le Dauphin commun est une espèce protégée par la loi[1] et l’Etat s’est engagé à réduire significativement les échouages sur les côtes françaises[2]. Pourtant, la situation empire ! 400 dauphins ont été retrouvés échoués sur la côte Atlantique, un record sur la période… Le silence des Ministres concernés, François de Rugy et Didier Guillaume, nous inquiète. Que font-ils ? » s’interroge Elodie Martinie-Cousty, pilote du réseau Océans, Mers et Littoraux de France Nature Environnement. L’Observatoire Pelagis estime que le nombre total de captures de dauphins dans les filets de pêche s’élèverait à plus de 4000 dauphins par an, en incluant ceux qui coulent simplement au fond de l’eau sans s’échouer sur les plages. A long terme, c’est la survie des populations de Dauphins communs (une espèce qui se reproduit lentement) du Golfe de Gascogne qui est menacée. En cause, des méthodes de pêche non sélectives en France mais aussi en Espagne Chaque année, près d’un millier de carcasses de dauphins viennent s’échouer sur les côtes françaises. Et ce n’est que la partie émergée de l’iceberg… puisque la plupart des dépouilles coulent simplement au fond de l’océan. Parmi les carcasses échouées, 93% portent des traces de capture par des engins de pêche[3], telles que des mutilations, amputations, fractures de la mâchoire etc. La cause de ce constat désolant est bien identifiée : de nombreux dauphins sont capturés lors de la pêche au bar et au merlu notamment par des filets maillants calés et des chalutiers pélagiques français et espagnols. Si les pêcheries françaises s’engagent à faire des efforts, quelle coordination existe-t-il avec les pêcheries espagnoles sur les mêmes zones au même moment ? Les pingers, la fausse solution « miracle » Cette année, pour la première fois, l’ensemble des chalutiers pélagiques français est équipé de pingers. Pourtant, le nombre d’échouages bat des records. L’efficacité de ces effaroucheurs interroge donc. Enfin, il est à noter que les filets maillants calés n’en sont pas équipés, et que ceux-ci sont également responsables de nombreuses captures. France Nature Environnement demande donc : Une réduction immédiate de nombre de navires autorisés à pêcher au filet maillant et au chalut pélagique La présence obligatoire et systématique d’observateurs à bord sur tous les navires français pêchant au chalut pélagique et au filet maillant calé Une meilleure coordination entre les gouvernements français et espagnols afin que des mesures s’appliquent également aux pêcheries espagnoles non sélectives dans le Golfe de Gascogne Pour aller plus loin Les alertes de France Nature Environnement sur les échouages, en avril 2017, mars 2018 et novembre 2018. [1] Arrêté du 1er juillet 2011 / Liste des mammifères marins protégés sur le territoire national et les modalités de leur protection [2] Action 43 du Plan biodiversité, juillet 2018, et Mesure 54 du Comité interministériel de la mer, novembre 2018 [3] Filets, ou tiges utilisées par les pêcheurs pour attraper les cordages. Source : Observatoire Pelagis-CNRS.
Voir ce communiqué en ligne
France Nature Environnement est la fédération française des associations de protection de la nature et de l´environnement. C´est la porte-parole d´un mouvement de 3500 associations, regroupées au sein de 71 organisations adhérentes, présentes sur tout le territoire français, en métropole et outre-mer. France Nature Environnement, partout où la nature a besoin de nous. www.fne.asso.fr

#ProtectWater : non à l’affaiblissement du droit européen sur l’eau !

#ProtectWater : non à l’affaiblissement du droit européen sur l’eau !

13/02/2019

Nous avons tous besoin d’eau pour vivre, mais aujourd’hui, c’est l’eau qui a besoin de VOUS. Ce qui préoccupe France Nature Environnement aujourd’hui, c’est la révision de la directive cadre sur l’eau, droit européen qui protège cette ressource précieuse. De nombreux gouvernements de l’Union ont montré qu’ils aimeraient, à cette occasion, affaiblir ce droit. Ensemble, nous devons les en empêcher et dire haut et fort notre attachement à la protection de l’eau. Participez maintenant à la consultation publique de la Commission européenne !

Date limite : 4 mars 2019


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Fête de la Nature du 22 au 26 mai 2019

Bonjour à tous,

Je vous prie de bien vouloir trouver ci-dessous un message de Rachel Louiset de France Nature Environnement concernant la labellisation d’actions à mener durant la fête de la Nature 2019. 

Aussi, tant que vous me lisez, n’oubliez pas la contribution pour le rapport d’activité des assos membres 🙂 

Belle journée et à bientôt

Léonie


Bonjour,

La Fête de la Nature se déroulera du 22 au 26 mai 2019 et sera placée sous le thème La nature en mouvement.

Vous trouverez ci-joint le premier communiqué de presse de l’édition 2019 diffusé hier.

Thème à l’honneur en 2019 : La nature en mouvement

Pour les organisateurs en manque d’idées, sans aucune obligation de suivre, donnez un peu de mouvement à vos animations : cycle des saisons, mouvements des espèces, modification des écosystèmes, transformation des lieux, évolution des paysages… Ça bouge tout le temps dans la nature. Faites-le savoir !

Labellisation 2019

Vous pouvez dès maintenant (et jusqu’au 15 mai) proposer vos manifestations sur le site de la Fête de la Nature. Elles feront l’objet d’une évaluation à partir du 15 février en vue de leur labellisation. A partir du 14 mars, les activités confirmées et labellisées seront visibles sur le site.

Toutes les infos utiles pour enregistrer vos manifestations sont disponibles sur cette page.

Une boîte à outils est mise à disposition par les organisateurs, et en particulier les 10 nouvelles fiches pratiques pour faire participer sa commune à la Fête de la Nature.

Valoriser les actions des associations membres et affiliées à FNE

Lorsque vous enregistrez vos manifestations, nous vous remercions par avance de cocher France Nature Environnement dans la liste des partenaires nationaux sur le formulaire d’inscription (vous pouvez cocher plusieurs partenaires).

Toutes les manifestations reliées à France Nature Environnement seront centralisées sur cette page.

Nous préparons une communication sur le site internet de FNE et les réseaux sociaux pour valoriser l’ensemble des actions menées par le mouvement FNE. Le fait de bien préciser votre appartenance au mouvement est donc important. Merci par avance !

Communiquer sur la Fête de la Nature

Pour vos différents supports de communication, les organisateurs de la Fête de la Nature ont mis à disposition une série de bannières/visuels que vous pouvez utiliser librement. Un kit de communication sera accessible aussi aux organisateurs des manifestations labellisées.

Par ailleurs, les organisateurs de la Fête de la Nature, vous invite à « leur faire partager, dès que cela vous semble pertinent, les actualités que vous souhaiteriez diffuser plus largement ». Contact : Julie Paillard, chargée de mission de l’association Fête de la Nature – julie.paillard@fetedelanature.com

A très bientôt,
Rachel Louiset – Coordinatrice du réseau Education & Sensibilisation à l’Environnement et à la Nature
Christian Hosy – Coordinateur du réseau Biodiversité

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Grand Débat : sortir du cadre pour permettre la transition écologique et solidaire

COMMUNIQUE DE PRESSE
Mercredi 6 février 2019
Grand Débat : sortir du cadre pour permettre la transition écologique et solidaire
Le « Grand Débat National » lancé par le Gouvernement en réponse à la mobilisation des gilets jaunes est en cours. France Nature Environnement présente aujourd’hui une série de propositions pour que la transition écologique et solidaire y trouve sa place. Une participation malgré des doutes Pas d’instances indépendantes pour assurer une organisation neutre, des fiches cadres biaisées et partielles, pas d’engagement clair sur la façon dont les résultats seront traités… les raisons pour se défier du « Grand Débat National » sont nombreuses. Nouvel exercice de démocratie ou pantomime pour apaiser les esprits, le doute est permis. Mais pour Michel Dubromel, président de France Nature Environnement, « ce qui ne fait aucun doute, c’est que la transition écologique est une nécessité absolue, une question de survie. Et si elle n’est pas portée dans ce débat, il y a des vrais risques de régressions. On l’a vu avec la suspension de la taxe carbone, dont l’accompagnement en terme de justice sociale a été négligé par le gouvernement alors qu’elle est utile pour faire évoluer les comportements, non seulement des citoyens mais aussi de tous les acteurs (du logement, des transports, de l’énergie, etc) qui doivent contribuer à construire un avenir plus sobre, plus économe et plus sain pour toutes et tous. Alors sans être dupes, nous continuerons à porter inlassablement notre message, au sein du ‘Grand débat’, mais aussi partout ailleurs, sur les ronds-points et à tous les échelons ». Une participation au-delà du cadre établi France Nature Environnement souhaite apporter ses propositions pour la transition écologique au sein du Grand Débat National, sans pour autant rester enfermé dans le cadre fixé. Pour cette première phase de consultation, la fédération invite donc les participants à s’affranchir du questionnaire contenu dans la fiche cadre. Les questions qu’il contient ne sont en effet ni pertinentes ni neutres. France Nature Environnement refuse notamment de hiérarchiser les enjeux environnementaux, de devoir décider s’il est préférable de respirer un air propre ou de lutter contre la disparition de la biodiversité. De plus, ce questionnaire omet des volets majeurs de la transition écologique, notamment le partage de l’eau, l’aménagement du territoire qui a contribué à la crise des gilets jaunes ou encore les questions de santé, alors que les plus démunis sont les premiers exposés aux produits chimiques et aux pollutions industrielles. La fédération invite au contraire les citoyens à se saisir de ces enjeux. Par ailleurs, pour assurer de la transparence dans le traitement des résultats de cette consultation, France Nature Environnement demande à ce que des représentants des corps intermédiaires (associations, syndicats…) soient associés aux phases de synthèse et de concrétisation, en complément des citoyens tirés au sort. Nous serons vigilants tant au sujet des conclusions que des suites données à ce débat. Pour une transition écologique ET solidaire Les plus démunis sont souvent les plus touchés par les pollutions et les changements climatiques, ici et ailleurs. France Nature Environnement affirme qu’il est nécessaire et possible de concilier les enjeux de justice sociale et de transition écologique. La fédération a donc préparé pour ceux qui veulent participer au « Grand débat » mais aussi à toute autre forme de débat, quelle que soit sa taille, des propositions concrètes pour y parvenir, à adapter selon les contextes locaux. Voir les propositions de France Nature Environnement
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Stocamine : l’Etat renonce à assurer la sécurité sanitaire et environnementale de l’Alsace

COMMUNIQUE DE PRESSE
MARDI 22 JANVIER 2019
Stocamine : l’Etat renonce à assurer la sécurité sanitaire et environnementale de l’Alsace
En 1999, la fin de l’exploitation des mines de potasse d’Alsace et la nécessité de gérer les déchets dangereux ont conduit l’Etat à ouvrir Stocamine, un centre de stockage de déchets dangereux dans ces anciennes mines, situées en dessous de l’une des plus grandes nappes phréatiques d’Europe : ceci en dépit de toutes les oppositions locales. Le choix du gouvernement pour des raisons économiques d’enterrer purement et simplement les déchets à défaut de savoir les gérer est lourd de conséquences et inquiète France Nature Environnement, FNE Grand Est et Alsace Nature. Stocamine, un échec annoncé A l’origine, Stocamine devait contenir des déchets industriels dangereux pendant 30 ans, avec pour maître mot « réversibilité ». Pour ce faire, l’Etat avait écarté d’un revers de main les craintes des associations locales (environnementales et de consommateurs) : ni incendie, ni affaissement ni inondation ne seraient possibles, le site serait sous contrôle, et sa réversibilité garantie. Or, en moins de cinq ans d’exploitation, un incendie s’est déclaré, des déchets non autorisés ont été stockés et les galeries s’affaissent lentement sur les déchets. La décision de l’Etat en 2017 de prolonger l’autorisation de stockage pour une durée illimitée a attesté de la difficulté de l’Etat à cacher sa réelle intention : que ce site de stockage temporaire devienne définitif. L’ensemble des acteurs presse depuis toujours l’Etat de sortir les déchets de Stocamine Les différents acteurs concernés ont alerté dès l’origine sur les risques liés au stockage de 44 000 tonnes de déchets dangereux à 500 mètres sous terre : élus locaux, parlementaires, associations et citoyens se sont associés pour soulever les faiblesses de cette solution, mais leur avis n’a jamais été pris en compte. Pourtant, en dépit d’un rapport parlementaire critique publié en septembre 2018, le ministre vient de prendre une décision unilatérale de confinement. Cette décision est uniquement motivée par des raisons budgétaires en ignorant les risques avérés d’affaissement et de propagation des polluants dans la nappe. Pour faire des économies cette année, l’Etat décide donc de laisser 44 000 tonnes de déchets sous terre, faisant peser une dette immense sur les générations futures. La tectonique des plaques aura raison de l’entêtement de l’Etat A terme, les mouvements de la terre vont inexorablement déformer les galeries et libérer mercure et consorts dans la nappe… et ce ne sont pas des bouchons dont l’étanchéité n’est pas garantissable qui suffiront à la préserver. Cette nappe est pourtant précieuse : c’est l’une des plus importantes d’Europe, alimentant en eau potable à la fois la France, l’Allemagne et la Suisse. Sa qualité est déjà largement altérée par les pollutions industrielles et agricoles, et si la France veut atteindre l’objectif de bon état de l’eau fixé dans la Directive Cadre Eau, il est impératif de sortir les déchets de Stocamine. Pour Daniel Reininger, président d’Alsace Nature : « La bipolarité de l’Etat atteint son paroxysme puisque d’une main il signe le Contrat de Solutions pour la nappe phréatique d’Alsace avec l’objectif ambitieux de distribuer de l’eau potable sans traitement de dépollution préalable, et de l’autre main, il enterre des déchets dangereux sous cette nappe ». Pour Michel Dubromel, président de France Nature Environnement : « Stocamine en dit long sur l’incapacité de l’Etat de garantir la sécurité de stockage de déchets dangereux : si en moins de 10 ans, il n’arrive pas à garantir la sécurité de stockage de déchets dangereux, il n’est pas en mesure de garantir la sécurité du site d’enfouissement de déchets nucléaires à Bure où le stockage est prévu pour au moins 120 ans. C’est irresponsable, la protection de la santé des populations et de l’environnement doit primer sur une logique purement économique ».
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France Nature Environnement est la fédération française des associations de protection de la nature et de l´environnement. C´est la porte-parole d´un mouvement de 3500 associations, regroupées au sein de 71 organisations adhérentes, présentes sur tout le territoire français, en métropole et outre-mer. France Nature Environnement, partout où la nature a besoin de nous. www.fne.asso.fr

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Réduire la pollution des paquebots marseillais sauverait des vies jusqu’à Lyon

COMMUNIQUE DE PRESSE
Lundi 21 janvier 2019
Réduire la pollution des paquebots marseillais sauverait des vies jusqu’à Lyon
Il y a quelques mois, la première condamnation d’un navire pour dépassement des normes de pollution (Azura) mettait en lumière l’un des combats de France Nature Environnement : l’insoutenable pollution de l’air du transport maritime. Aujourd’hui, les conclusions de l’étude commandée par la France pour faire face à ce fléau sont claires : créer des zones de contrôle des émissions maritimes (ECA) dans lesquelles les navires doivent changer de carburant réduirait drastiquement leur impact sanitaire et environnemental. France Nature Environnement espère que cette étude accélérera la création d’une telle zone en Méditerranée. Car la pollution de l’air du transport maritime se fait ressentir partout, des villes côtières aux villes intérieures parfois très éloignées des côtes, comme Lyon. Changer de carburant près des côtes pour améliorer la qualité de l’air des villes françaises Forcer les navires à changer de carburant dans des zones spécifiques, appelées Zones de Contrôle d’Emissions (ECA) serait la solution pour réduire drastiquement l’impact sanitaire et environnemental du transport maritime : c’est ce que démontre l’étude réalisée par le Cerema, le CITEPA et l’INERIS après plus d’un an d’analyses sur 17 000 navires. Ces organismes ont étudié l’impact de la mise en place d’une telle zone en mer Méditerranée, sur les émissions de gaz à effet de serre ; de polluants responsables de l’acidification des sols, de l’eutrophisation des points d’eaux ou de la formation d’ozone ; mais également de particules et de polluants organiques persistants. Si l’on se concentre sur les émissions les plus caractéristiques, discutées et surveillées, la mise en place d’une zone ECA en mer méditerranée permettrait : Une réduction d’environ 95% les émissions doxyde de soufre (SOx, caractéristique du carburant utilisé), et jusqu’à 100% des émissions pour les zones portuaires. Une réduction d’environ 77% des émissions d’oxyde d’azote (NOx, caractéristique de la combustion de carburant), particulièrement au niveau des côtes et à l’est de la méditerranée. Une réduction jusqu’à 80% des émissions de particules de toute taille, surtout en Italie et en Afrique du Nord. Sur la Méditerranée, en moyenne 15 à 20% des particules fines qui disparaîtraient. Rien que cette réduction de particules fines (PM2,5) permettrait d’éviter plus de 6 000 décès prématurés. Ces données ont ensuite permis aux scientifiques de chiffrer les coûts et bénéfices économiques, sanitaires et environnementaux. Et les résultats sont probants : la mise en place de cette zone dans le bassin méditerranéen coûterait entre 1,37 et 2,66 milliards d’euros par an[1]. En contrepartie l’économie en termes sanitaires s’élèverait entre 8 et 14 milliards d’euros. Les bénéfices pour la santé de la mise en œuvre d’une zone de contrôle des émissions en Méditerranée sont donc au moins trois fois plus élevés que les coûts. Les navires, responsables jusqu’à 40% de la pollution de l’air des villes côtières[2] en Méditerranée Menace significative pour la santé, l’environnement et le climat, cette forte pollution de l’air par le transport maritime est due à l’utilisation d’un combustible de mauvaise qualité, très chargé en soufre. Ce carburant émet de grandes quantités de suie, de métaux lourds, de particules fines, de dioxyde de soufre… En ce qui concerne la réduction des émissions, l’industrie maritime est en retard par rapport d’autres secteurs. A l’échelle de l’Union Européenne, les émissions des navires sont responsables de 50 000 morts prématurées et coutent 60 milliards d’euros au système de santé[3]. Et comme les polluants voyagent, les zones côtières ne sont pas les seules touchées : dans les terres, les habitants sont également victimes de problèmes respiratoires, inflammations, et crises cardiaques plus que la moyenne. Pour Charlotte Lepitre, coordinatrice du réseau Santé-Environnement de France Nature Environnement, « cette étude, attendue par tous les pays méditerranéens, vient appuyer notre constat : la mise en place d’une zone ECA en mer Méditerranée serait bénéfique sur le plan environnemental, sanitaire, et donc économique. Le ministère de la Transition Ecologique et Solidaire doit à tout prix maintenir son rôle de leader international afin de convaincre un maximum de pays méditerranéens à soutenir une telle zone ». Méthodologie de l’étude : Les organismes se sont divisé le travail de description détaillée du transport maritime, d’évaluation des émissions associées et de simulation des concentrations de polluants associés. L’année de base est 2015 et les émissions ont étés mesurées à trois étapes de fonctionnement des navires : au port, en manœuvre et en vitesse de croisière. Plusieurs indicateurs ont été pris en compte : puissance, charge, type de moteur, longitude, latitude des navires… [1] Prix dû à l’augmentation du prix du combustible et aux investissements des armateurs [2] « Air pollution from ships » / « Quel impact de l’activité maritime sur la qualité de l’air » [3] Center for Energy, Environment and Health (2011): Assessment of Health-Cost Externalities of Air Pollution at the National Level using EVA Model System.
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Les 7 oubliés de la lutte contre les perturbateurs endocriniens

Bonne nouvelle : le gouvernement français met en route la deuxième Stratégie Nationale contre les Perturbateurs Endocriniens. France Nature Environnement a décortiqué le texte et a repéré sept mesures indispensables mais pourtant omises dans cette stratégie. Puisque celle-ci est mise en consultation publique jusqu’au 8 février, nous comptons sur votre mobilisation pour inciter le gouvernement à faire réapparaître ces mesures de bon sens dans sa stratégie finale.

La lutte contre les perturbateurs endocriniens, un enjeu de taille

La liste des maux liés aux perturbateurs endocriniens est aussi longue qu’effrayante. Cancers du sein, des testicules, problèmes de fertilité, développement de micro-pénis, de diabète, d’obésité, de problèmes d’apprentissage chez les enfants, poissons mâles disposant d’ovaires…

Ces perturbateurs endocriniens, omniprésents dans l’alimentation, l’air, l’eau, le sol mais aussi dans de nombreux objets de la vie quotidienne, désignent la ribambelle de substances qui viennent dérégler notre système hormonal. Et avec eux, ce n’est pas la dose qui fait le poison. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a fini par qualifier ces perturbateurs hormonaux de « menace mondiale ». Pour lutter contre, la France vient de proposer en ce début 2019 sa deuxième « Stratégie Nationale contre les perturbateurs endocriniens ». La première stratégie avait pour principal défaut de ne pas proposer de plan d’action. Cette deuxième version est l’occasion de changer la donne.

Fortement investie sur le sujet, France Nature Environnement a étudié le texte actuellement soumis à consultation. Si nous ne pouvons que saluer l’objectif de réduction de notre exposition, nous avons relevé sept axes indispensables et pourtant oubliés. Profitons de la consultation publique pour les réclamer au gouvernement !

1. Appliquer le principe de précaution 

Faire la liste des substances qui se cachent derrière le terme de « perturbateurs endocriniens » est un vrai casse-tête méthodologique pour les scientifiques. Dans de nombreux cas, une très faible dose peut suffire à augmenter les risques de développement de certaines maladies. De plus, notre exposition quotidienne se fait sur de multiples substances, celles-ci interagissent entre-elles et se transforment, créant un « effet cocktail » bien rude à évaluer tant les combinaisons peuvent être nombreuses. Enfin, notre exposition est chronique, exigeant des évaluations à long terme difficiles à mettre en place.

Pour prouver la dangerosité d’une seule substance, il faut parfois des dizaines et dizaines d’années, des milliers de pages et des scandales sanitaires, tel que ce fut le cas pour l’amiante, le bisphénol A ou le chlordécone. Afin de se prémunir de futurs drames humains, France Nature Environnement milite pour le principe de précaution : les substances perturbateurs endocriniens « suspectées » et « présumées » doivent être inscrites dans toutes les actions de cette stratégie nationale, au même titre que les substances reconnues comme « avérées ».

2. Métaux lourds, micro-plastiques, nanomatériaux… pensons pollution globale

Avant de passer en consultation publique, le texte intégrait, dans une version précédente, une réduction de la pollution globale en tenant compte des métaux lourds, micro-plastiques et nanomatériaux par exemple. France Nature Environnement tient à réintégrer cette action proposant de tenir compte de cette pollution globale car les polluants sont liés : les micros plastiques sont des aimants à métaux lourd qui, eux, sont des fixateurs de perturbateurs endocriniens. Vous voyez le dilemme ?

3. Cantines, espaces verts, classes… implantons cette stratégie dans les territoires

Inciter les mairies et les collectivités à chasser les perturbateurs endocriniens des classes, cantines, espaces verts et lieux publics est un moyen rapide de rendre plus sain chaque ville et village. France Nature Environnement défend donc la mise en place de politiques locales contre les perturbateurs endocriniens. Pour cela, la stratégie nationale doit intégrer la formation des mairies, le partage de bonnes pratiques et l’accompagnement des collectivités.

4. « Inviter » les industriels ne marche pas : touchons-les au portefeuille

France Nature Environnement constate que les mesures concernant la substitution des perturbateurs endocriniens sont basées sur une méthode idéaliste. Il s’agit d’une démarche qui repose uniquement sur la bonne volonté des industriels. Sans un système de bonus-malus permettant d’inciter les industriels à substituer, ces mesures seront peu appliquées.

5. Les perturbateurs endocriniens à l’effet gadget ? Interdisons-les immédiatement

Des PCB comme isolants dans les couches pour bébés ou des polysiloxanes dans les préservatifs… Pourquoi autoriser ces perturbateurs endocriniens alors que nous savons faire autrement ? Nous militons pour l’interdiction immédiate des perturbateurs endocriniens même présumés ou suspectés à l’effet gadget.

6. Sortons rapidement les perturbateurs endocriniens des produits de consommation courante

Actuellement, la proposition de la nouvelle stratégie nationale se concentre principalement surl’identification des perturbateurs endocriniens, et bien moins sur les actions qui permettent de réduire notre exposition. Elle fait avant tout appel au volontariat des industriels et autres professionnels pour véritablement protéger les populations. France Nature Environnement promeut une stratégie plus proactive. Nous appelons à engager la sortie rapide des perturbateurs endocriniens des produits de consommation courante.

De plus, le gouvernement doit également protéger les personnes les plus exposées, en interdisant par exemple l’épandage de pesticides à proximité des habitations et autres lieux accueillants des personnes sensibles grâce à une zone de non traitement.

7. Face aux pesticides, arrêtons de remplacer des maux par d’autres : changeons de modèle !

En ce qui concerne les pesticides, dont des composants peuvent être perturbateurs endocriniens, le gouvernement s’est engagé à réduire de 50% leur utilisation. Seulement, cela passe indéniablement par le changement de pratique et un soutien ferme et sans concession du gouvernement pour la transition agroécologique. Ni ce changement de pratique, ni la volonté d’enclencher la transition agroécologique n’apparaissent pas dans le texte, France Nature Environnement défend donc l’ajout de « promouvoir la substitution, le retrait et le changement de pratique… » dans le corps de la stratégie.

Comment soutenir nos propositions ?

Participez à la consultation publique jusqu’au 8 février 2019. Pour cela, rendez-vous sur le site de la consultation et déposez un commentaire.

JE PARTICIPE

lien : https://www.fne.asso.fr/node/514164