CINÉ DÉBAT : CENTRE CULTUREL LA MUSE DE BRESSOLS LE 19 JUIN


Résultats de l’enquête menée par France Nature Environnement 82 sur l’Impact des produits phytosanitaires sur la santé des riverains proches des cultures en Tarn-et-Garonne

[20H30]

Résultats de l’enquête menée par France Nature Environnement 82 Impact des produits phytosanitaires sur la santé des riverains proches des cultures sur 2 communes du Tarn-et-Garonne.


[21H] 

LUCIE, APRÈS MOI LE DÉLUGE Documentaire de Sophie LORIDON. Entrer chez Lucie, c’est comme un retour vers le passé. Ici, rien n’a changé. Depuis toujours, j’ai rêvé de partager en images la vie de cette cousine éloignée. Cette paysanne du haut plateau d’Ardèche a construit sa vie autour du travail et de la nature environnante. Durant un an, au fil des saisons, nous allons à sa rencontre avec une caméra. Grâce à la complicité qui me lie à Lucie, aux nombreuses visites qu’elle reçoit, à son sens de l’humour conjugué au bon sens, nous sommes transportés dans un univers fait de simplicité…Nous ramenant à l’essentiel.
TARIF UNQIUE 5 €

http://www.lamusecinema.org/

FILM ANNONCE :https://vimeo.com/262536639

IMPACT DES PRODUITS PHYTOPHARMACEUTIQUES SUR LA SANTÉ DES RIVERAINS PROCHES DES CULTURES SUR DEUX COMMUNES DE TARN ET GARONNE

Enquête réalisée par la commission Veille Sanitaire de FNE 82

De février à octobre 2018, des équipes de bénévoles de FNE 82, ont sillonné deux communes du Tarn et Garonne et interrogé 1131 riverains et leurs familles (1014 adultes et 117 enfants) afin d’évaluer l’impact des produits phytopharmaceutiques sur leur santé. Ces deux territoires ont une activité agricole de monoculture, essentiellement arboriculture, les céréales et la viticulture sont au second plan.

La méthodologie a été rigoureuse en s’appuyant sur un questionnaire précis portant sur les thèmes principaux : cancer en général, troubles neurologiques et endocriniens. Parmi les cancers, nous avons volontairement isolé les pathologies du sang et des ganglions qui sont de constatation plus récente. Cette étude indépendante garantissant l’anonymat doit faire référence pour d’autres études sur le terrain en posant les bonnes questions relatives à la santé des personnes interrogées.

Les résultats globaux montrent une sur-incidence des cancers mais aussi des autres pathologies neurologiques et endocriniennes. L’incidence des différentes pathologies s’établit à 31,8 % et elles sont possiblement en lien avec la durée et la distance d’exposition aux produits phytopharmaceutiques. Les résultats détaillés mettent en avant :

– la fréquence de certains cancers comme les tumeurs cérébrales, les cancers du rein, des ovaires, de la peau, de la thyroïde et des cancers des ganglions et du sang ; ce sont des pathologies « émergentes » qui ne doivent pas occulter la fréquence des cancers habituels notamment celui du sein et de la prostate (les plus fréquents dans notre étude). Par contre les cancers digestifs et pulmonaires sont stables. Ces pathologies « émergentes » doivent être considérées comme des marqueurs d’un environnement pollué possiblement par les produits phytopharmaceutiques (la fréquence brute des cancers au niveau de notre enquête est de 15 % environ alors que le taux de prévalence total des cancers en France est proche de 6% – source Inca).

– les pathologies neurologiques se retrouvent aux deux âges extrêmes de la vie : 4,4 % : maladie de Parkinson, Alzheimer, spectre autistique. Chez l’enfant, cette pathologie est en nette augmentation : en Europe, en 1970 : 1/5000 enfants – en 2015 : le rapport européen : 1/60 enfants. En Californie, c’est une cause nationale.

– les pathologies endocriniennes sont dominées par les dysfonctionnements endocriniens chez l’enfant et les dérèglements de la fonction thyroïdienne chez l’adulte : 8 %. Chez l’enfant, les malformations des organes génitaux externes chez le garçon ne sont pas rares et les pubertés précoces chez la fillette sont préoccupantes.

– les autres pathologies regroupent des cas de malformations d’organes (pas de malformations des membres), des manifestations allergiques et situations « émergentes » : les maladies auto immunes.

A partir de ces résultats, nous pouvons dégager des profils de population qui sont particulièrement exposées de part leur situation de riverains :

– l’ancienneté de l’exposition :  plus ou moins 25 ans

– la proximité des vergers : plus ou moins 200 mètres

Mais d’autres paramètres doivent être définis.

En conclusion, ce travail instructif et nécessaire a permis d’aller au contact d’une population ciblée, jamais interrogée à ce jour : les riverains.

L’environnement est désormais un problème de santé publique avec un triple pacte : social, environnemental et de santé.

Nos constatations confirment les données de la littérature nationale et internationale, mais ces rapports ne ciblent que les agriculteurs et leurs familles.

Des mesures préventives, à toutes les étapes de la chaîne d’utilisation, doivent être mises en place.

Il faut cependant rapprocher les effets néfastes de ces produits à l’exposition de la pollution atmosphérique, à l’utilisation des antibiotiques, surtout vétérinaires et à d’autres types de pollution.

Les conclusions de cette enquête indépendante nous confortent dans notre rôle de « lanceurs d’alerte ».

⇒ Tous coupables, Tous concernés, Tous touchés et tous responsables

Ne pas dénoncer mais énoncer sans jamais renoncer

Agenda : La Veille Sanitaire de France Nature Environnement 82 ainsi que le docteur Donadio vous donnent rendez-vous le mercredi 19 juin à 20h30 à LA MUSE centre culturel de Bressols, pour débattre des résultats de l’enquête

http://www.lamusecinema.org/

Formulaire de contact FNE 82 :

MAI 2019 – FNE 82

RAPPEL – INVITATION RÉUNION PUBLIQUE – JEUDI 13 JUIN POLLUTION DES EAUX SOUTERRAINES

INVITATION RÉUNION PUBLIQUE
13 JUIN 2019

Depuis environ dix mois, M. GENIES, maraîcher, ne vend plus ses légumes sur le marché, il n’en produit plus suite à un empoisonnement de son puits. VEVA vous informe sur la situation actuelle concernant M. GENIES et sur la probable pollution de la nappe phréatique.
Y a-t-il un problème sanitaire majeur ? « POLLUTION DES EAUX SOUTERRAINES »
Nous vous invitons à cette soirée avec la participation de France Nature Environnement 82 à la salle Gipoulou de Valence d’Agen à 19h (face à la gendarmerie). Suivi du pot de l’amitié.
Pour nous contacter ou adhérer à l’association : contact@veva82.fr

La loi d’orientation des mobilités sera examinée à l’Assemblée Nationale à partir de mi-mai, et jusqu’à début juin. Mobilisez vos députés pour une loi sur les mobilités plus écologique.

Lettre du Président n°127

Mots clés :  Loi d’Orientation des Mobilités (LOM), mobilités durables, écomobilité, climat

Chères Présidentes, chers Présidents, cher(e)s ami(e)s,

Après une première lecture au Sénat le 2 avril dernier, la loi d’orientation des mobilités sera examinée à l’Assemblée Nationale à partir de mi-mai, et jusqu’à début juin. Compte tenu de l’urgence climatique, des niveaux de pollution de l’air intolérables sur nos territoires et de leurs conséquences sur notre santé, et de l’impact des infrastructures sur la biodiversité, cette loi est lourde d’enjeux pour l’environnement. Elle doit donner des orientations fortes et des outils opérationnels afin de provoquer une rupture avec nos pratiques actuelles.

Depuis 2017, lors des phases de préparation de ce texte, FNE, notamment son réseau Transport et Mobilité Durable s’est mobilisé pour le renforcer : participation aux Assises de la mobilité, travail inter-associatif au sein du Réseau Action Climat France, communiqués de presse, mise en ligne d’un dossier pédagogique pour le grand public, auditions et travail d’amendements, etc.

Si les sénateurs ont permis quelques avancées (le remboursement par l’employeur des moyens de transports écologiques comme le vélo sera désormais cumulable avec le remboursement partiel transport en commun, des emplacements de vélos devront être prévus dans les bus , le périmètre des villes pouvant mettre en place une zone à faible émission a été étendu), le texte reste malheureusement bien en deçà de nos attentes et des objectifs fixés par le Gouvernement, à savoir : mettre en cohérence la politique nationale des déplacements avec les engagements pris via l’Accord de Paris pour lutter contre le changement climatique.

Malgré nombre de nos interpellations, le projet de loi reste muet sur la question des niches fiscales dont bénéficient certains secteurs, tels que le transport routier de marchandises. La loi ne donne par ailleurs aucune place aux associations environnementales dans les instances de concertation, alors qu’elles jouent un rôle de proposition et de garant essentiel. Malgré l’annonce que les investissements seront désormais prioritairement fléchés vers les infrastructures existantes, le texte prévoit encore le financement de nouveaux projets destructeurs, d’un autre âge. Enfin, des mesures pourtant annoncées par le Gouvernement, telles que l’expérimentation de péages urbains ou la vignette poids lourds, n’y figurent pas. Autant de points sur lesquels nous continuerons d’agir pendant l’examen du texte à l’Assemblée Nationale.

Pour cela, nous avons besoin de votre mobilisation pour que chacun.e d’entre vous sensibilise ses parlementaires à nos demandes.

A cet effet, nous vous proposons en annexe un courrier-type de demande de rendez-vous à envoyer à vos parlementaires avant fin mai par mail ou courrier, avec une note récapitulant nos demandes. Ces propositions ne sont pas exhaustives bien sûr, et libres à vous de les personnaliser à votre gré. Le plus important est de faire comprendre à nos parlementaires que pour cette loi, l’environnement ne peut plus être relégué à des mesures facultatives et symboliques. Nous devons leur faire savoir que pour les électeurs que nous sommes, la transition vers une mobilité plus écologique est une priorité.

Nous comptons sur vous pour leur faire passer ce message. N’hésitez pas à contacter Morgane Piederriere, notre responsable du plaidoyer, si vous avez besoin d’informations complémentaires, souhaitez disposer de nos propositions d’amendements, et pour partager les retours que vous feront vos parlementaires.

Vous pouvez aussi signer et faire signer autour de vous notre pétition pour demander à ce que soit mis fin aux cadeaux fiscaux accordés aux camions les plus pollueurs.

Bien à vous,

Michel Dubromel, président de FNE

ANNEXE :  

MAIL TYPE POUR DEMANDER UN RENDEZ-VOUS A VOTRE DÉPUTÉ, À PERSONNALISER

Vous pouvez trouver l’adresse de vos députés sur le site de l’Assemblée Nationale ou par déduction : prénom.nom de famille@assemblee-nationale.fr. Par exemple pour Pierre Dupont : pierre.dupont@assemblee-nationale.fr. Sur demande (à morgane.piederriere@fne.asso.fr), nous pouvons vous envoyer un fichier contenant les adresses mails de vos parlementaires.

Objet : demande de rendez-vous pour un échange sur la question des transports et des mobilités en vue de l’examen de la loi sur ce sujet 


Madame la Députée ou Monsieur le Député,

Si vous n’avez pas déjà eu de contact avec ce parlementaire : présentation en 5 lignes maximum de votre association, avec notamment son objet et le nombre d’adhérents, en précisant « membre du mouvement citoyen et apolitique France Nature Environnement qui regroupe de 3500 associations de protection de la nature et de l’environnement ».

La Loi d’orientation des mobilités (LOM) qui sera bientôt examinée à l’Assemblée Nationale devra répondre aux défis d’aujourd’hui, mais aussi à ceux qui nous attendent à moyen et long termes, et donc, avoir une réelle vision prospective. Les transports restant dans notre pays le premier poste d’émissions de gaz à effet de serre, les mesures à prendre dans ce secteur constituent une priorité. Le domaine des transports contribue également beaucoup à la pollution de l’air, deuxième cause de mortalité en France.

La mobilité est aussi une préoccupation du quotidien pour tous les citoyens. Cette loi doit permettre de proposer à tous, même aux plus démunis, et sur l’ensemble du territoire, des moyens de se déplacer sans (trop) polluer. Pour France Nature Environnement, la transition écologique doit nécessairement être juste et solidaire.

Cette loi est donc très attendue. Elle contient des mesures intéressantes mais insuffisantes pour provoquer le virage nécessaire dans les pratiques de mobilité. Nous espérons donc que son examen au Parlement sera l’occasion de l’enrichir.

C’est pour cela que nous souhaitons vous rencontrer, afin d’échanger avec vous sur vos positions et nos propositions, dont vous trouverez un résumé en pièce jointe.

Dans l’attente de votre réponse que nous espérons rapide, je vous prie d’agréer, Madame la Députée ou Monsieur le Député, mes sincères salutations.

Mail : <lienfederal@fne.asso.fr>