7 bonnes idées pour (re)découvrir la nature pendant les vacances !

— EDUCATION & SENSIBILISATION —

En-fin ! L’été est là et avec lui… les vacances et le temps libre. Pour mieux profiter de la nature sur votre lieu de vacances, France Nature Environnement vous propose 7 pistes d’actions et de nombreuses ressources, proposées notamment par plusieurs associations du mouvement. À vous de choisir le programme.jeudi 19 juillet 2018

1. Partez pour une semaine d’immersion lors d’une colo « nature » pour vos enfants … ou pour vous !

De nombreuses structures en France proposent des colonies de vacances « nature » qui permettent aux enfants et adolescents de découvrir, à leur rythme, les richesses de la nature : paysages, arbres, fleurs, faune, insectes, etc. Ces séjours allient le plus souvent des balades découverte, des temps d’observation et d’écoute (des plantes, des étoiles, des oiseaux …) et des activités dans et avec la nature : sports, jeux, construction, bricolage, veillées et lecture de contes, etc.

Voici quelques exemples de structures qui proposent ce type de séjour :
– En Centre-Val de Loire : Nature 18
– En Rhône-Alpes : Jeunes et Nature
– Dans les Pyrénées : Éducation Environnement 64
– En Alsace :  La Maison de la Nature de Muttersholtz (voir une vidéo d’un séjour)
– En Bretagne : Le Centre Régional d’Initiation à la Rivière et La Bidouillerie
– En PACA : L’Auberge de jeunesse Hi Marseille Bonneveine
– En Poitou-Charentes : Groupe ornithologique des Deux-Sèvres

Ce type de séjour existe aussi pour les adultes. Vous trouverez très certainement votre bonheur sur internet en tapant « séjour adulte nature » dans votre moteur de recherche préféré.

Et pour les naturalistes en herbe et les plus chevronnés, sachez qu’il existe aussi des voyages naturalistes. Si vous habitez Mayotte, l’association Les Naturalistes de Mayotte propose certaines années des voyages naturalistes à Madagascar.

2. Découvrez de merveilleux sites naturels… près de chez vous le temps d’une journée

Notre planète regorge de paysages à couper le souffle. Mais pourquoi prendre l’avion pour de lointaines destinations quand la France offre une extraordinaire panoplie de paysages naturels accessibles par le train, le bus ou le covoiturage ? Les sites naturels protégés sont régulièrement un bon indicateur pour trouver son îlot de nature. Des collines verdoyantes de Normandie aux montagnes rocheuses de Savoie, sillonnées par des vallées immenses, des plages de sable du Sud-Ouest aux forêts enchantés de Bretagne en passant par les criques cachées de la Méditerranée… Il y a fort à parier que vous n’avez pas encore découvert tous les recoins de notre pays et sa myriade de sites naturels.

Les nombreux sites naturels et protégés ouverts au public proposent chaque année des activités pour toute famille. Explorez le temps d’une journée réserves naturellesparcs naturels régionauxparcs nationauxespaces naturels sensibles près de chez vous ou de votre lieu de vacances !

3. Passez une nuit au vert en optant pour un établissement responsable

Une fois votre destination de vacances trouvée, pourquoi pas choisir un hébergement au cœur de la nature ? Cabanes dans les arbres, nuits en bivouac dans la forêt, maison d’hôte avec vue sur la vallée… L’association Amis de la Nature France propose par exemple une sélection de refuges, campings et gîtes paisiblement nichés dans un joli coin de verdure. En cherchant un peu, vous trouverez certainement votre bonheur pour pouvoir profiter des beautés de la nature dès votre réveil.

Profitez-en également pour privilégier les hébergements éco-responsables. Pour vous aider dans votre recherche, des plateformes telles que La Clef Verte, le réseau Accueil Paysan et Gîtes de France (et bientôt Greenuit) recensent les campings, gîtes, maisons d’hôte, hébergements atypiques ou encore hôtels qui ont adopté une démarche respectueuse de l’environnement. Plusieurs d’entre eux sont labellisés par l’Ecolabel Européen (listes des hébergements et campings labellisés). Si vous êtes plutôt auberges de jeunesse, n’oubliez pas que certaines s’avèrent également écologiques.

4. Visitez des refuges pour animaux quelques heures et pourquoi pas, devenez volontaire à la semaine !

Vous aimez les animaux ? Chats, chiens, ânes, cochons, vaches, poules… il existe des dizaines de refuges en France qui recueillent des animaux blessés ou abandonnés et les soignent. L’association L214 les répertorie sur cette page et la plupart proposent des visites, parfois sur rendez-vous. N’hésitez pas à vous renseigner pour découvrir les lieux le temps d’un après-midi. Ces refuges proposent le plus souvent de parrainer voire d’adopter l’un d’entre eux. Ils sont également souvent à la recherche de volontaires, pour une journée ou plusieurs semaines. Pourquoi ne pas mêler l’utile à l’agréable en aidant l’un de ces refuges pendant vos vacances ?

5. Réservez une sortie nature le temps d’une journée !

Explorer les cascades d’Alsace, partir en balades sonores à la découverte des oiseaux de Côte d’Armor ou encore voguer sur les eaux de La Luce en Ardennes pour découvrir ses secrets… Où que vous soyez cet été, il y aura forcément une sortie nature dans le coin.

Encadrées par des éducateurs professionnels et des naturalistes, elles vous permettront d’explorer des recoins riches en biodiversité, découvrir toutes les espèces qui le caractérisent, observer et écouter les oiseaux, suivre un sentier pédagogique ou encore apprendre à identifier les plantes comestibles et médicinales.

Vous trouverez ces sorties nature facilement en ligne sur des sites et agendas dédiés. Elles sont aussi généralement recensées dans les offices de tourisme. Vous aurez l’embarras du choix pour trouver la sortie nature qui vous plaît !

À titre d’exemples voici quelques sites qui répertorient ces sorties nature :
– En Alsace : L’agenda des sorties organisées par l’association Alsace Nature
– En Loire-Atlantique : Carnet de balades
– Dans les Côtes-d’Armor : Les espaces naturels s’animent
– Dans les Ardennes : Programme des sorties nature

Il existe aussi quelques applications dédiées pour smartphones :
– En Sologne : avec l’application La Sologne version nature développée par Sologne Nature Environnement,parcourez étangs, rivières, prairies et forêts et découvrez son incomparable richesse naturelle.
– En PACA : avec l’application Rando Rivières développée par FNE PACA, découvrez les points d’intérêts, les enjeux écologiques, les ouvrages sur le cours d’eau et leurs usages, les travaux de restauration, etc. tout au long de votre randonnée !
– En Pays de la Loire : plusieurs de nos associations proposent également des balades ludiques et interactives grâce à l’application Baludik
– L’application GuidiGO recense aussi des parcours de balade ludique et interactive, pour découvrir le patrimoine naturel

Et bien entendu, les traditionnelles promenades en forêt, randonnées et balades à vélo sont autant de possibilités d’explorer la nature autour de votre lieu de vacances.

6. Testez l’une des 1001 activités à faire en nature que l’on soit petit ou grand

Réaliser un petit hôtel à insectes, créer des instruments de musique à partir de matériaux trouvés dans la nature, faire un herbier, construire une cabane dans la forêt, apprendre à reconnaître les empreintes des animaux, partir à la recherche des petites bêtes… il y a mille et une idées pour s’occuper dans la nature.

Voici une sélection non exhaustive d’ouvrages et de sites internet qui vous aideront à trouver des activités pour toute la famille :
– Guide En quête des invisibles du sol de la FCPN
– Pistes pour découvrir la nature avec les enfants
– 50 activités nature avec les enfants
– Mon cahier d’observation et d’activités (Les insectes Les arbres)
– Le site Biofotoquiz qui permet de s’exercer en famille à la reconnaissance de la faune sauvage en cas de mauvais temps !
– Les instruments de musique de la nature
– Magazines nature franco-suisse La Salamandre. À chaque âge sa revue : La Salamandre ; La Salamandre Junior(8-12 ans) ; La Petite Salamandre (4-7 ans).
– Projet Nature en famille
– Eveil et Nature
– Our little family
– (re)lire aussi : Comment initier ses enfants aux merveilles de la nature ?

Profitez des observations faites avec vos enfants dans la nature pour contribuer aux nombreux programmes de sciences participatives en France ! Par exemple avec le programme Spipoll sur les insectes pollinisateurs (abeilles, papillons, …) ou encore l’enquête de l’OPIE sur le Lucane cerf-volant et la Rosalie des Alpes.

7. Adonnez-vous à la nouvelle activité tendance : le ramassage de déchet

« Ramasser des déchets, le nouveau chic ». L’intitulé de cet article, paru récemment dans l’Express, a fait bondir de joie les équipes de France Nature Environnement. Pourtant, le constat est une réalité : il peut être réellement plaisant de s’adonner à cette activité. Elle regonfle le moral tout en s’avérant utile pour la protection de la nature et de l’environnement.

Sur les plages, vous trouverez peut-être des bacs à marée ou des « seaux plage propre » mis à disposition pour débarrasser le sable et l’océan des déchets encore trop présents aujourd’hui. Depuis quelques années, certains partagent régulièrement leur « récolte du jour » sur les réseaux sociaux.Voir l’image sur Twitter

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b.ordures_de_loire@borduresdeloire

I don’t like Mondays ##instadechets #dogsofinsta #dogsta #colliesofinstagram #bordercollie #davethedog #loire #nevers #nievre #ordures #dechet #litter https://www.instagram.com/p/Bj37ehCDPN_/ 509:12 – 11 juin 2018Voir les autres Tweets de b.ordures_de_loireInformations sur les Publicités Twitter et confidentialité

De nombreuses collectes de déchets sont également proposées tout au long de l’année, comme les Initiatives océanes organisées par Surfrider Foundation Europe, ou encore les actions proposées par l’association Les Mains Dans Le Sable dans le Morbihan. Un évènement mondial, le World Cleanup day, aura lieu également le 15 septembre 2018.

L’initiative RunEcoTeam née en janvier 2016 à Nantes, connaît aussi un succès mondial avec son action « 1 run = 1 déchet ». Le principe ? Aller courir et en profiter pour ramasser les déchets sur son parcours. La Suède a même adopté un nouveau mot pour cette pratique : le plogging, contraction de « jogging » et de « plocka upp » (« ramasser » en suédois).

Et puisque pour éviter de ramasser des déchets, la solution est de ne pas en produire, pensez à limiter les vôtres. N’oubliez pas dans vos valises les « essentiels du zéro déchet » : un sac réutilisable pour faire vos courses, une gourde pour éviter les bouteilles d’eau en plastique, un savon, un shampoing et un déodorant solide, des cotons démaquillants (ou lingettes) lavables, un oriculi pour ne plus retrouver de bâtons de coton-tiges dans les océans sur les plages, etc. Une liste non exhaustive.

En bonus : en vacances aussi, lancez l’alerte sur les atteintes et découvrez les belles initiatives locales.

Qui n’a jamais croisé des décharges sauvages ou autres atteintes à l’environnement en se demandant comment et à qui il ou elle pouvait les signaler ? C’est maintenant un jeu d’enfants, grâce au site et à l’application Sentinelles de la nature, développé par FNE Auvergne-Rhône-Alpes (ex-FRAPNA) et la FRANE, puis par France Nature Environnement. En quelques clics, vous pouvez signaler des dégradations environnementales et en informer directement les associations du mouvement France Nature Environnement.
Il est aussi possible de partager des initiatives favorables à l’environnement, afin qu’elles soient mieux connues et reproduites partout en France.

France Nature Environnement espère qu’avec ces suggestions, vous passerez d’excellentes vacances. N’hésitez pas à nous partager vos bonnes idées en commentaire de cet article.

https://www.fne.asso.fr/node/490993

Journée d’échange sur la pollution de l’air en lien avec l’agriculture

Formation « pesticides et pollution de l’air »

INSCRIPTION ICI

Jeudi 27 juin 2019 à Montauban (La Cuisine des Pibouls, 1432 route de St Antonin)

FNE, FNE Midi-Pyrénées et FNE Tarn-et-Garonne vous invitent à participer à une journée d’échange sur les enjeux de santé en lien avec les pesticides dans l’air et les émissions d’ammoniac, de méthane etc en provenance du secteur agricole. 

L’agriculture est responsable de 50 % des émissions de méthane et de 90 % des émissions d’ammoniac. Le méthane a un potentiel de réchauffement environ 28 fois plus important que celui du CO2 et est précurseur d’ozone. L’ozone endommage les récoltes, mais également notre appareil respiratoire. L’ammoniac réagit rapidement avec d’autres polluants atmosphériques pour former des particules fines. Les particules fines impactent notre appareil respiratoire, cœur, système nerveux ou peuvent mener à des cancers. FNE intégrera dans son travail les émissions de pesticides du fait de leur impacts et des études en cours.

Programme prévisionnel :

09h00 Accueil des participant.e.s

09h30 Tour de table

10h00 Présentation du réseau Santé-Environnement et du projet LIFE 2018-2021 sur la qualité de l’air en provenance du secteur agricole porté par FNE (Charlotte LEPITRE, coordinatrice du réseau Santé-Environnement)

On se focalisera sur l’ammoniac, le méthane et les pesticides dans l’air. Au cours des 3 années du projet, une collaboration entre FNE et son mouvement sera important. En conséquence, sera présenté la campagne nationale de mesure des pesticides dans l’air qui a lieu entre Juillet 2018 et Juillet 2019. Suivi de cette étude et points de mesure en Bretagne.

11h00 Présentation de l’actualité « air » (échanges avec les « pisseurs volontaires », représentation à ATMO Occitanie et zone à faible émission -ZFE- Toulouse, etc.) de FNE Midi-Pyrénées (Jean OLIVIER, directeur de FNE MP)

11h30 Echanges sur la veille sanitaire réalisée en zone d’arboriculture par FNE 82 dans le Tarn-et-Garonne (Françoise CURBELIE, administratrice de FNE 82 et de FNE Midi-Pyrénées)

12h00 Présentation de l’outil Sentinelles de la Nature

12h30/14h00 Pause déjeuner

14h00 Présentation des travaux d’ATMO Occitanie en cours sur les mesures de pesticides dans l’air (un.e représentant.e d’ATMO Occitanie)

15h00 Echanges

16h00 Conclusions sur les perspectives d’actions sur la qualité de l’air et en Santé-Environnement pour 2019

17h00 Fin de la Journée

INSCRIPTION ICI

CINÉ DÉBAT : CENTRE CULTUREL LA MUSE DE BRESSOLS LE 19 JUIN


Résultats de l’enquête menée par France Nature Environnement 82 sur l’Impact des produits phytosanitaires sur la santé des riverains proches des cultures en Tarn-et-Garonne

[20H30]

Résultats de l’enquête menée par France Nature Environnement 82 Impact des produits phytosanitaires sur la santé des riverains proches des cultures sur 2 communes du Tarn-et-Garonne.


[21H] 

LUCIE, APRÈS MOI LE DÉLUGE Documentaire de Sophie LORIDON. Entrer chez Lucie, c’est comme un retour vers le passé. Ici, rien n’a changé. Depuis toujours, j’ai rêvé de partager en images la vie de cette cousine éloignée. Cette paysanne du haut plateau d’Ardèche a construit sa vie autour du travail et de la nature environnante. Durant un an, au fil des saisons, nous allons à sa rencontre avec une caméra. Grâce à la complicité qui me lie à Lucie, aux nombreuses visites qu’elle reçoit, à son sens de l’humour conjugué au bon sens, nous sommes transportés dans un univers fait de simplicité…Nous ramenant à l’essentiel.
TARIF UNQIUE 5 €

http://www.lamusecinema.org/

FILM ANNONCE :https://vimeo.com/262536639

IMPACT DES PRODUITS PHYTOPHARMACEUTIQUES SUR LA SANTÉ DES RIVERAINS PROCHES DES CULTURES SUR DEUX COMMUNES DE TARN ET GARONNE

Enquête réalisée par la commission Veille Sanitaire de FNE 82

De février à octobre 2018, des équipes de bénévoles de FNE 82, ont sillonné deux communes du Tarn et Garonne et interrogé 1131 riverains et leurs familles (1014 adultes et 117 enfants) afin d’évaluer l’impact des produits phytopharmaceutiques sur leur santé. Ces deux territoires ont une activité agricole de monoculture, essentiellement arboriculture, les céréales et la viticulture sont au second plan.

La méthodologie a été rigoureuse en s’appuyant sur un questionnaire précis portant sur les thèmes principaux : cancer en général, troubles neurologiques et endocriniens. Parmi les cancers, nous avons volontairement isolé les pathologies du sang et des ganglions qui sont de constatation plus récente. Cette étude indépendante garantissant l’anonymat doit faire référence pour d’autres études sur le terrain en posant les bonnes questions relatives à la santé des personnes interrogées.

Les résultats globaux montrent une sur-incidence des cancers mais aussi des autres pathologies neurologiques et endocriniennes. L’incidence des différentes pathologies s’établit à 31,8 % et elles sont possiblement en lien avec la durée et la distance d’exposition aux produits phytopharmaceutiques. Les résultats détaillés mettent en avant :

– la fréquence de certains cancers comme les tumeurs cérébrales, les cancers du rein, des ovaires, de la peau, de la thyroïde et des cancers des ganglions et du sang ; ce sont des pathologies « émergentes » qui ne doivent pas occulter la fréquence des cancers habituels notamment celui du sein et de la prostate (les plus fréquents dans notre étude). Par contre les cancers digestifs et pulmonaires sont stables. Ces pathologies « émergentes » doivent être considérées comme des marqueurs d’un environnement pollué possiblement par les produits phytopharmaceutiques (la fréquence brute des cancers au niveau de notre enquête est de 15 % environ alors que le taux de prévalence total des cancers en France est proche de 6% – source Inca).

– les pathologies neurologiques se retrouvent aux deux âges extrêmes de la vie : 4,4 % : maladie de Parkinson, Alzheimer, spectre autistique. Chez l’enfant, cette pathologie est en nette augmentation : en Europe, en 1970 : 1/5000 enfants – en 2015 : le rapport européen : 1/60 enfants. En Californie, c’est une cause nationale.

– les pathologies endocriniennes sont dominées par les dysfonctionnements endocriniens chez l’enfant et les dérèglements de la fonction thyroïdienne chez l’adulte : 8 %. Chez l’enfant, les malformations des organes génitaux externes chez le garçon ne sont pas rares et les pubertés précoces chez la fillette sont préoccupantes.

– les autres pathologies regroupent des cas de malformations d’organes (pas de malformations des membres), des manifestations allergiques et situations « émergentes » : les maladies auto immunes.

A partir de ces résultats, nous pouvons dégager des profils de population qui sont particulièrement exposées de part leur situation de riverains :

– l’ancienneté de l’exposition :  plus ou moins 25 ans

– la proximité des vergers : plus ou moins 200 mètres

Mais d’autres paramètres doivent être définis.

En conclusion, ce travail instructif et nécessaire a permis d’aller au contact d’une population ciblée, jamais interrogée à ce jour : les riverains.

L’environnement est désormais un problème de santé publique avec un triple pacte : social, environnemental et de santé.

Nos constatations confirment les données de la littérature nationale et internationale, mais ces rapports ne ciblent que les agriculteurs et leurs familles.

Des mesures préventives, à toutes les étapes de la chaîne d’utilisation, doivent être mises en place.

Il faut cependant rapprocher les effets néfastes de ces produits à l’exposition de la pollution atmosphérique, à l’utilisation des antibiotiques, surtout vétérinaires et à d’autres types de pollution.

Les conclusions de cette enquête indépendante nous confortent dans notre rôle de « lanceurs d’alerte ».

⇒ Tous coupables, Tous concernés, Tous touchés et tous responsables

Ne pas dénoncer mais énoncer sans jamais renoncer

Agenda : La Veille Sanitaire de France Nature Environnement 82 ainsi que le docteur Donadio vous donnent rendez-vous le mercredi 19 juin à 20h30 à LA MUSE centre culturel de Bressols, pour débattre des résultats de l’enquête

http://www.lamusecinema.org/

Formulaire de contact FNE 82 :

MAI 2019 – FNE 82

FNE 82 tiendra un stand d’ information au MAGASIN BIOCOOP de MONTAUBAN

France Nature Environnement 82 sera présente à la Biocoop de Montauban le samedi 20 avril de 9h30 à 19h.

Si vous êtes curieux de mieux connaitre notre mouvement, plusieurs
militants des différentes associations qui composent FNE82,
se tiendront à votre disposition  pour vous informer ou, tout
simplement dialoguer avec vous.

Se tiendront à votre disposition  pour vous informer ou  ,tout
simplement dialoguer avec vous.

Si vous êtes déjà proche ou adhérents de FNE82, passez nous faire un
petit coucou, venez nous soutenir, en toute convivialité.

a SAMEDI!….

le président FNE82   DELFAU JP

LIEN: https://www.biocoop-montauban.com/

Les 7 oubliés de la lutte contre les perturbateurs endocriniens

Bonne nouvelle : le gouvernement français met en route la deuxième Stratégie Nationale contre les Perturbateurs Endocriniens. France Nature Environnement a décortiqué le texte et a repéré sept mesures indispensables mais pourtant omises dans cette stratégie. Puisque celle-ci est mise en consultation publique jusqu’au 8 février, nous comptons sur votre mobilisation pour inciter le gouvernement à faire réapparaître ces mesures de bon sens dans sa stratégie finale.

La lutte contre les perturbateurs endocriniens, un enjeu de taille

La liste des maux liés aux perturbateurs endocriniens est aussi longue qu’effrayante. Cancers du sein, des testicules, problèmes de fertilité, développement de micro-pénis, de diabète, d’obésité, de problèmes d’apprentissage chez les enfants, poissons mâles disposant d’ovaires…

Ces perturbateurs endocriniens, omniprésents dans l’alimentation, l’air, l’eau, le sol mais aussi dans de nombreux objets de la vie quotidienne, désignent la ribambelle de substances qui viennent dérégler notre système hormonal. Et avec eux, ce n’est pas la dose qui fait le poison. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a fini par qualifier ces perturbateurs hormonaux de « menace mondiale ». Pour lutter contre, la France vient de proposer en ce début 2019 sa deuxième « Stratégie Nationale contre les perturbateurs endocriniens ». La première stratégie avait pour principal défaut de ne pas proposer de plan d’action. Cette deuxième version est l’occasion de changer la donne.

Fortement investie sur le sujet, France Nature Environnement a étudié le texte actuellement soumis à consultation. Si nous ne pouvons que saluer l’objectif de réduction de notre exposition, nous avons relevé sept axes indispensables et pourtant oubliés. Profitons de la consultation publique pour les réclamer au gouvernement !

1. Appliquer le principe de précaution 

Faire la liste des substances qui se cachent derrière le terme de « perturbateurs endocriniens » est un vrai casse-tête méthodologique pour les scientifiques. Dans de nombreux cas, une très faible dose peut suffire à augmenter les risques de développement de certaines maladies. De plus, notre exposition quotidienne se fait sur de multiples substances, celles-ci interagissent entre-elles et se transforment, créant un « effet cocktail » bien rude à évaluer tant les combinaisons peuvent être nombreuses. Enfin, notre exposition est chronique, exigeant des évaluations à long terme difficiles à mettre en place.

Pour prouver la dangerosité d’une seule substance, il faut parfois des dizaines et dizaines d’années, des milliers de pages et des scandales sanitaires, tel que ce fut le cas pour l’amiante, le bisphénol A ou le chlordécone. Afin de se prémunir de futurs drames humains, France Nature Environnement milite pour le principe de précaution : les substances perturbateurs endocriniens « suspectées » et « présumées » doivent être inscrites dans toutes les actions de cette stratégie nationale, au même titre que les substances reconnues comme « avérées ».

2. Métaux lourds, micro-plastiques, nanomatériaux… pensons pollution globale

Avant de passer en consultation publique, le texte intégrait, dans une version précédente, une réduction de la pollution globale en tenant compte des métaux lourds, micro-plastiques et nanomatériaux par exemple. France Nature Environnement tient à réintégrer cette action proposant de tenir compte de cette pollution globale car les polluants sont liés : les micros plastiques sont des aimants à métaux lourd qui, eux, sont des fixateurs de perturbateurs endocriniens. Vous voyez le dilemme ?

3. Cantines, espaces verts, classes… implantons cette stratégie dans les territoires

Inciter les mairies et les collectivités à chasser les perturbateurs endocriniens des classes, cantines, espaces verts et lieux publics est un moyen rapide de rendre plus sain chaque ville et village. France Nature Environnement défend donc la mise en place de politiques locales contre les perturbateurs endocriniens. Pour cela, la stratégie nationale doit intégrer la formation des mairies, le partage de bonnes pratiques et l’accompagnement des collectivités.

4. « Inviter » les industriels ne marche pas : touchons-les au portefeuille

France Nature Environnement constate que les mesures concernant la substitution des perturbateurs endocriniens sont basées sur une méthode idéaliste. Il s’agit d’une démarche qui repose uniquement sur la bonne volonté des industriels. Sans un système de bonus-malus permettant d’inciter les industriels à substituer, ces mesures seront peu appliquées.

5. Les perturbateurs endocriniens à l’effet gadget ? Interdisons-les immédiatement

Des PCB comme isolants dans les couches pour bébés ou des polysiloxanes dans les préservatifs… Pourquoi autoriser ces perturbateurs endocriniens alors que nous savons faire autrement ? Nous militons pour l’interdiction immédiate des perturbateurs endocriniens même présumés ou suspectés à l’effet gadget.

6. Sortons rapidement les perturbateurs endocriniens des produits de consommation courante

Actuellement, la proposition de la nouvelle stratégie nationale se concentre principalement surl’identification des perturbateurs endocriniens, et bien moins sur les actions qui permettent de réduire notre exposition. Elle fait avant tout appel au volontariat des industriels et autres professionnels pour véritablement protéger les populations. France Nature Environnement promeut une stratégie plus proactive. Nous appelons à engager la sortie rapide des perturbateurs endocriniens des produits de consommation courante.

De plus, le gouvernement doit également protéger les personnes les plus exposées, en interdisant par exemple l’épandage de pesticides à proximité des habitations et autres lieux accueillants des personnes sensibles grâce à une zone de non traitement.

7. Face aux pesticides, arrêtons de remplacer des maux par d’autres : changeons de modèle !

En ce qui concerne les pesticides, dont des composants peuvent être perturbateurs endocriniens, le gouvernement s’est engagé à réduire de 50% leur utilisation. Seulement, cela passe indéniablement par le changement de pratique et un soutien ferme et sans concession du gouvernement pour la transition agroécologique. Ni ce changement de pratique, ni la volonté d’enclencher la transition agroécologique n’apparaissent pas dans le texte, France Nature Environnement défend donc l’ajout de « promouvoir la substitution, le retrait et le changement de pratique… » dans le corps de la stratégie.

Comment soutenir nos propositions ?

Participez à la consultation publique jusqu’au 8 février 2019. Pour cela, rendez-vous sur le site de la consultation et déposez un commentaire.

JE PARTICIPE

lien : https://www.fne.asso.fr/node/514164