Jérémie Poulanges nous a quitté

Jérémie Poulanges, fondateur, directeur de l’association Eidos et membre actif du centre culturel de la Muse à Bressols est décédé jeudi 22 août.

EIDOS est née en 1995, à Montauban, en Tarn et Garonne. L’association propose, depuis plus de 20 ans, une action culturelle à partir du cinéma : Festival des Journées Cinéma de Montauban, séances de cinéma en plein air durant l’été dans l’ensemble du département, actions d’éducation à l’image (établissements scolaires et structures périscolaires), création de ciné-concerts, projections en partenariat, etc. Autant de manifestations qui lui ont permis de se faire connaître et reconnaître. Pendant ces deux décennies, faute de lieu spécifiquement dédié, elle a imaginé une forme d’action construite sur des pratiques itinérantes, en s’équipant d’une matériel professionnel portable (projecteur 35 mm puis projecteur numérique), proposant des films intergénérationnels récents, anciens ou peu connus et documentaires comme comme « Qu’est ce qu’on attend ?« , « Lucie, après moi le déluge » …

Les obsèques auront lieu au crématorium de Montauban à 11h30 le lundi 26 août. L’inhumation au cimetière de Cassagnes ( près de Puy-l’Evêque, dans le Lot) se déroulera ce même jour à 16h30.

Nos pensées vont à Mariane, son épouse, et ses enfants.

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Interdisons l’épandage de pesticides à côté des habitations

Signez la pétition pour interdire les épandages de pesticides à
côté des habitations
Bonjour, Ensemble, exigeons le droit de vivre #LoinDesPesticides : demandez avec nous l’interdiction des épandages de pesticides à côté des habitations.
Signez la pétition
Des études, telles que celle de l’INSERM en 2013, montrent un lien entre l’exposition des agriculteurs aux pesticides et le développe- ment de certaines maladies telles que des cancers, pathologies neu-rologiques (maladie de Parkinson, maladie d’Alzheimer, troubles cognitifs…) et des troubles de la reproduction et du développement. Dans une étude exclusive, France Nature Environnement Tarn et Garonne met en lumière les méfaits de ces pesticides sur une popu- lation trop souvent oubliée : les voisins et voisines des parcelles agricoles traitées. Après 6 mois d’enquête et 1131 personnes inter- rogées sur deux communes autour de Montauban, cette étude pilotée par un ancien chef de service en hématologie montre que la fréquence d’apparition de maladies est anormalement élevée chez les riverains de vergers, parcelles fortement consommatrices de pes-ticides. La fréquence de cancers ayant un lien probable avec les pes-ticides y est 2,5 fois plus élevée que la moyenne nationale.
Voir l’étude
Pourtant, aujourd’hui encore, il n’existe aucune interdiction d’épandages de pesticides à proximité des habitations. Des citoyens et citoyennes de tout âge sont donc aspergés directement dans leurs jardins. Pour protéger notre santé, le mouvement France Nature Environne-ment a besoin de votre appui pour obtenir l’interdiction immédiate des épandages de pesticides à côté des habitations et sortir durablement des pesticides.
Signez la pétition
Plus nous serons nombreux, plus nous aurons de chance d’être entendus. Votre mobilisation est donc primordiale pour donner de l’écho à cette mesure de bon sens. N’hésitez donc pas à diffuser largement cette pétition auprès de votre entourage et sur les réseaux sociaux avec le hashtag #LoinDesPesticides.
MERCI par avance de votre soutien et très bonne journée à vous.

7 bonnes idées pour (re)découvrir la nature pendant les vacances !

— EDUCATION & SENSIBILISATION —

En-fin ! L’été est là et avec lui… les vacances et le temps libre. Pour mieux profiter de la nature sur votre lieu de vacances, France Nature Environnement vous propose 7 pistes d’actions et de nombreuses ressources, proposées notamment par plusieurs associations du mouvement. À vous de choisir le programme.jeudi 19 juillet 2018

1. Partez pour une semaine d’immersion lors d’une colo « nature » pour vos enfants … ou pour vous !

De nombreuses structures en France proposent des colonies de vacances « nature » qui permettent aux enfants et adolescents de découvrir, à leur rythme, les richesses de la nature : paysages, arbres, fleurs, faune, insectes, etc. Ces séjours allient le plus souvent des balades découverte, des temps d’observation et d’écoute (des plantes, des étoiles, des oiseaux …) et des activités dans et avec la nature : sports, jeux, construction, bricolage, veillées et lecture de contes, etc.

Voici quelques exemples de structures qui proposent ce type de séjour :
– En Centre-Val de Loire : Nature 18
– En Rhône-Alpes : Jeunes et Nature
– Dans les Pyrénées : Éducation Environnement 64
– En Alsace :  La Maison de la Nature de Muttersholtz (voir une vidéo d’un séjour)
– En Bretagne : Le Centre Régional d’Initiation à la Rivière et La Bidouillerie
– En PACA : L’Auberge de jeunesse Hi Marseille Bonneveine
– En Poitou-Charentes : Groupe ornithologique des Deux-Sèvres

Ce type de séjour existe aussi pour les adultes. Vous trouverez très certainement votre bonheur sur internet en tapant « séjour adulte nature » dans votre moteur de recherche préféré.

Et pour les naturalistes en herbe et les plus chevronnés, sachez qu’il existe aussi des voyages naturalistes. Si vous habitez Mayotte, l’association Les Naturalistes de Mayotte propose certaines années des voyages naturalistes à Madagascar.

2. Découvrez de merveilleux sites naturels… près de chez vous le temps d’une journée

Notre planète regorge de paysages à couper le souffle. Mais pourquoi prendre l’avion pour de lointaines destinations quand la France offre une extraordinaire panoplie de paysages naturels accessibles par le train, le bus ou le covoiturage ? Les sites naturels protégés sont régulièrement un bon indicateur pour trouver son îlot de nature. Des collines verdoyantes de Normandie aux montagnes rocheuses de Savoie, sillonnées par des vallées immenses, des plages de sable du Sud-Ouest aux forêts enchantés de Bretagne en passant par les criques cachées de la Méditerranée… Il y a fort à parier que vous n’avez pas encore découvert tous les recoins de notre pays et sa myriade de sites naturels.

Les nombreux sites naturels et protégés ouverts au public proposent chaque année des activités pour toute famille. Explorez le temps d’une journée réserves naturellesparcs naturels régionauxparcs nationauxespaces naturels sensibles près de chez vous ou de votre lieu de vacances !

3. Passez une nuit au vert en optant pour un établissement responsable

Une fois votre destination de vacances trouvée, pourquoi pas choisir un hébergement au cœur de la nature ? Cabanes dans les arbres, nuits en bivouac dans la forêt, maison d’hôte avec vue sur la vallée… L’association Amis de la Nature France propose par exemple une sélection de refuges, campings et gîtes paisiblement nichés dans un joli coin de verdure. En cherchant un peu, vous trouverez certainement votre bonheur pour pouvoir profiter des beautés de la nature dès votre réveil.

Profitez-en également pour privilégier les hébergements éco-responsables. Pour vous aider dans votre recherche, des plateformes telles que La Clef Verte, le réseau Accueil Paysan et Gîtes de France (et bientôt Greenuit) recensent les campings, gîtes, maisons d’hôte, hébergements atypiques ou encore hôtels qui ont adopté une démarche respectueuse de l’environnement. Plusieurs d’entre eux sont labellisés par l’Ecolabel Européen (listes des hébergements et campings labellisés). Si vous êtes plutôt auberges de jeunesse, n’oubliez pas que certaines s’avèrent également écologiques.

4. Visitez des refuges pour animaux quelques heures et pourquoi pas, devenez volontaire à la semaine !

Vous aimez les animaux ? Chats, chiens, ânes, cochons, vaches, poules… il existe des dizaines de refuges en France qui recueillent des animaux blessés ou abandonnés et les soignent. L’association L214 les répertorie sur cette page et la plupart proposent des visites, parfois sur rendez-vous. N’hésitez pas à vous renseigner pour découvrir les lieux le temps d’un après-midi. Ces refuges proposent le plus souvent de parrainer voire d’adopter l’un d’entre eux. Ils sont également souvent à la recherche de volontaires, pour une journée ou plusieurs semaines. Pourquoi ne pas mêler l’utile à l’agréable en aidant l’un de ces refuges pendant vos vacances ?

5. Réservez une sortie nature le temps d’une journée !

Explorer les cascades d’Alsace, partir en balades sonores à la découverte des oiseaux de Côte d’Armor ou encore voguer sur les eaux de La Luce en Ardennes pour découvrir ses secrets… Où que vous soyez cet été, il y aura forcément une sortie nature dans le coin.

Encadrées par des éducateurs professionnels et des naturalistes, elles vous permettront d’explorer des recoins riches en biodiversité, découvrir toutes les espèces qui le caractérisent, observer et écouter les oiseaux, suivre un sentier pédagogique ou encore apprendre à identifier les plantes comestibles et médicinales.

Vous trouverez ces sorties nature facilement en ligne sur des sites et agendas dédiés. Elles sont aussi généralement recensées dans les offices de tourisme. Vous aurez l’embarras du choix pour trouver la sortie nature qui vous plaît !

À titre d’exemples voici quelques sites qui répertorient ces sorties nature :
– En Alsace : L’agenda des sorties organisées par l’association Alsace Nature
– En Loire-Atlantique : Carnet de balades
– Dans les Côtes-d’Armor : Les espaces naturels s’animent
– Dans les Ardennes : Programme des sorties nature

Il existe aussi quelques applications dédiées pour smartphones :
– En Sologne : avec l’application La Sologne version nature développée par Sologne Nature Environnement,parcourez étangs, rivières, prairies et forêts et découvrez son incomparable richesse naturelle.
– En PACA : avec l’application Rando Rivières développée par FNE PACA, découvrez les points d’intérêts, les enjeux écologiques, les ouvrages sur le cours d’eau et leurs usages, les travaux de restauration, etc. tout au long de votre randonnée !
– En Pays de la Loire : plusieurs de nos associations proposent également des balades ludiques et interactives grâce à l’application Baludik
– L’application GuidiGO recense aussi des parcours de balade ludique et interactive, pour découvrir le patrimoine naturel

Et bien entendu, les traditionnelles promenades en forêt, randonnées et balades à vélo sont autant de possibilités d’explorer la nature autour de votre lieu de vacances.

6. Testez l’une des 1001 activités à faire en nature que l’on soit petit ou grand

Réaliser un petit hôtel à insectes, créer des instruments de musique à partir de matériaux trouvés dans la nature, faire un herbier, construire une cabane dans la forêt, apprendre à reconnaître les empreintes des animaux, partir à la recherche des petites bêtes… il y a mille et une idées pour s’occuper dans la nature.

Voici une sélection non exhaustive d’ouvrages et de sites internet qui vous aideront à trouver des activités pour toute la famille :
– Guide En quête des invisibles du sol de la FCPN
– Pistes pour découvrir la nature avec les enfants
– 50 activités nature avec les enfants
– Mon cahier d’observation et d’activités (Les insectes Les arbres)
– Le site Biofotoquiz qui permet de s’exercer en famille à la reconnaissance de la faune sauvage en cas de mauvais temps !
– Les instruments de musique de la nature
– Magazines nature franco-suisse La Salamandre. À chaque âge sa revue : La Salamandre ; La Salamandre Junior(8-12 ans) ; La Petite Salamandre (4-7 ans).
– Projet Nature en famille
– Eveil et Nature
– Our little family
– (re)lire aussi : Comment initier ses enfants aux merveilles de la nature ?

Profitez des observations faites avec vos enfants dans la nature pour contribuer aux nombreux programmes de sciences participatives en France ! Par exemple avec le programme Spipoll sur les insectes pollinisateurs (abeilles, papillons, …) ou encore l’enquête de l’OPIE sur le Lucane cerf-volant et la Rosalie des Alpes.

7. Adonnez-vous à la nouvelle activité tendance : le ramassage de déchet

« Ramasser des déchets, le nouveau chic ». L’intitulé de cet article, paru récemment dans l’Express, a fait bondir de joie les équipes de France Nature Environnement. Pourtant, le constat est une réalité : il peut être réellement plaisant de s’adonner à cette activité. Elle regonfle le moral tout en s’avérant utile pour la protection de la nature et de l’environnement.

Sur les plages, vous trouverez peut-être des bacs à marée ou des « seaux plage propre » mis à disposition pour débarrasser le sable et l’océan des déchets encore trop présents aujourd’hui. Depuis quelques années, certains partagent régulièrement leur « récolte du jour » sur les réseaux sociaux.Voir l’image sur Twitter

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b.ordures_de_loire@borduresdeloire

I don’t like Mondays ##instadechets #dogsofinsta #dogsta #colliesofinstagram #bordercollie #davethedog #loire #nevers #nievre #ordures #dechet #litter https://www.instagram.com/p/Bj37ehCDPN_/ 509:12 – 11 juin 2018Voir les autres Tweets de b.ordures_de_loireInformations sur les Publicités Twitter et confidentialité

De nombreuses collectes de déchets sont également proposées tout au long de l’année, comme les Initiatives océanes organisées par Surfrider Foundation Europe, ou encore les actions proposées par l’association Les Mains Dans Le Sable dans le Morbihan. Un évènement mondial, le World Cleanup day, aura lieu également le 15 septembre 2018.

L’initiative RunEcoTeam née en janvier 2016 à Nantes, connaît aussi un succès mondial avec son action « 1 run = 1 déchet ». Le principe ? Aller courir et en profiter pour ramasser les déchets sur son parcours. La Suède a même adopté un nouveau mot pour cette pratique : le plogging, contraction de « jogging » et de « plocka upp » (« ramasser » en suédois).

Et puisque pour éviter de ramasser des déchets, la solution est de ne pas en produire, pensez à limiter les vôtres. N’oubliez pas dans vos valises les « essentiels du zéro déchet » : un sac réutilisable pour faire vos courses, une gourde pour éviter les bouteilles d’eau en plastique, un savon, un shampoing et un déodorant solide, des cotons démaquillants (ou lingettes) lavables, un oriculi pour ne plus retrouver de bâtons de coton-tiges dans les océans sur les plages, etc. Une liste non exhaustive.

En bonus : en vacances aussi, lancez l’alerte sur les atteintes et découvrez les belles initiatives locales.

Qui n’a jamais croisé des décharges sauvages ou autres atteintes à l’environnement en se demandant comment et à qui il ou elle pouvait les signaler ? C’est maintenant un jeu d’enfants, grâce au site et à l’application Sentinelles de la nature, développé par FNE Auvergne-Rhône-Alpes (ex-FRAPNA) et la FRANE, puis par France Nature Environnement. En quelques clics, vous pouvez signaler des dégradations environnementales et en informer directement les associations du mouvement France Nature Environnement.
Il est aussi possible de partager des initiatives favorables à l’environnement, afin qu’elles soient mieux connues et reproduites partout en France.

France Nature Environnement espère qu’avec ces suggestions, vous passerez d’excellentes vacances. N’hésitez pas à nous partager vos bonnes idées en commentaire de cet article.

https://www.fne.asso.fr/node/490993

JEAN-LOUIS CURBELIÉ nous a quitté

Chers amis et adhérents de FNE 82

Nous avons l’immense tristesse de vous informer du décès de Jean-Louis CURBELIÉ, l’époux de Françoise.

La cérémonie religieuse aura lieu ce JEUDI 27 JUIN en l’église de 
MONTECH à 10H30, pour un dernier au revoir à notre ancien trésorier et toujours membre actif  de notre association

Toutes nos amicales pensées à Françoise dans cette terrible épreuve.

Pour FNE82

Son Président

Observatoire du nucléaire – Nouveau retard pour le réacteur nucléaire EPR : l’autorisation de mise en service est (encore) caduque !

Une nouvelle prolongation, après celle obtenue de justesse par EDF de 2017 à 2020, semble impossible à justifier : il faut reprendre toute la procédure à zéro ou, mieux, décider enfin d’abandonner l’EPR de Flamanville

En avril 2007, en accordant 10 ans à EDF pour construire l’EPR et le charger en combustible, le premier ministre Villepin pensait assurément avoir fait preuve de la plus grande prudence sachant qu’EDF prétendait construire le réacteur en seulement 4 ans et demi.

Or, de malfaçons et défectuosités, de fautes mineures en graves erreurs, le chantier a dépassé la date limite du 10 avril 2017. En catastrophe, et en faisant preuve de la plus grande complaisance pour EDF, le premier ministre Bernard Cazeneuve a publié le 24 mars 2017 un décret rectificatif se contentant de préciser qu’ « Au II de l’article 3 du décret du 10 avril 2007 susvisé, le mot : « dix » est remplacé par le mot : « treize ».»
 
Un simple changement de mot pour accorder 3 ans de plus sans l’ombre d’une évaluation de la situation qui, pourtant, a considérablement évolué depuis 2007 : cuve de l’EPR défectueuse, catastrophe de Fukushima, forte augmentation du prix de l’électricité nucléaire, effondrement du coût des énergies renouvelables, situation financière d’EDF, etc.

Saisi par l’Observatoire du nucléaire et d’autres associations, le Conseil d’État a finalement consenti à valider en avril 2019 la prolongation de 3 ans de l’autorisation de création. Mais ce tour de passe-passe, déjà difficilement justifiable, semble improbable à rééditer, sauf si le Conseil d’État souhaite totalement se ridiculiser.

Après une nouvelle grave malfaçon (d’importantes soudures mal réalisées), l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), elle-même gravement ridiculisée par sa décision de validation de la cuve défectueuse de l’EPR, n’a pas eu d’autre choix que d’exiger la réparation de ces soudures, opération très complexe susceptible d’endommager le réacteur.

Persistant dans le déni de son incompétence, la direction d’EDF annonce simplement ce jour que la mise en service du réacteur aura lieu cette fois en 2023, tablant probablement sur un nouveau décret de convenance se contentant de remplacer le mot « treize » par « seize », ou « dix-sept », et pourquoi pas « vingt » ou même « trente » pour plus de précautions ?!

En réalité, il est encore plus injustifiable aujourd’hui qu’en 2017 de récompenser l’incompétence de l’industrie nucléaire en accordant à EDF la prolongation exigée : la situation de l’EPR dans le contexte énergétique et industriel a encore évolué. Plus que jamais, la conception de l’EPR, datant du début des années 90, en fait un dinosaure sans même qu’il ne soit terminé.

Il va désormais être intéressant de voir si l’ASN, le gouvernement et le conseil d’État vont continuer à se ridiculiser ou si l’une au moins de ces institutions va finir par prendre ses responsabilités et mettre fin à la fuite en avant d’EDF.

La moindre des choses serait d’imposer à EDF de refaire totalement la procédure de création (ce qui prendrait à nouveau des années), en tenant compte de l’importante évolution de la situation depuis 2007. Mais le plus raisonnable est de mettre enfin un terme à l’aventure de l’EPR de Flamanville.

Certes, il est déplorable que près de 12 milliards d’euros soient gaspillés en vain dans ce chantier, mais il est clair que cet argent sera tout aussi gaspillé si l’EPR est un jour mis en service, avec de graves conséquences possibles et probables : accident nucléaire, désastre financier, production de déchets radioactifs, réacteur irradié à démanteler (il est immensément moins problématique et cher de démanteler un réacteur qui n’a pas été mis en service). Affaire à suivre…

Mail : observatoire.du.nucleaire@listes.rezocitoyen.org

Journée d’échange sur la pollution de l’air en lien avec l’agriculture

Formation « pesticides et pollution de l’air »

INSCRIPTION ICI

Jeudi 27 juin 2019 à Montauban (La Cuisine des Pibouls, 1432 route de St Antonin)

FNE, FNE Midi-Pyrénées et FNE Tarn-et-Garonne vous invitent à participer à une journée d’échange sur les enjeux de santé en lien avec les pesticides dans l’air et les émissions d’ammoniac, de méthane etc en provenance du secteur agricole. 

L’agriculture est responsable de 50 % des émissions de méthane et de 90 % des émissions d’ammoniac. Le méthane a un potentiel de réchauffement environ 28 fois plus important que celui du CO2 et est précurseur d’ozone. L’ozone endommage les récoltes, mais également notre appareil respiratoire. L’ammoniac réagit rapidement avec d’autres polluants atmosphériques pour former des particules fines. Les particules fines impactent notre appareil respiratoire, cœur, système nerveux ou peuvent mener à des cancers. FNE intégrera dans son travail les émissions de pesticides du fait de leur impacts et des études en cours.

Programme prévisionnel :

09h00 Accueil des participant.e.s

09h30 Tour de table

10h00 Présentation du réseau Santé-Environnement et du projet LIFE 2018-2021 sur la qualité de l’air en provenance du secteur agricole porté par FNE (Charlotte LEPITRE, coordinatrice du réseau Santé-Environnement)

On se focalisera sur l’ammoniac, le méthane et les pesticides dans l’air. Au cours des 3 années du projet, une collaboration entre FNE et son mouvement sera important. En conséquence, sera présenté la campagne nationale de mesure des pesticides dans l’air qui a lieu entre Juillet 2018 et Juillet 2019. Suivi de cette étude et points de mesure en Bretagne.

11h00 Présentation de l’actualité « air » (échanges avec les « pisseurs volontaires », représentation à ATMO Occitanie et zone à faible émission -ZFE- Toulouse, etc.) de FNE Midi-Pyrénées (Jean OLIVIER, directeur de FNE MP)

11h30 Echanges sur la veille sanitaire réalisée en zone d’arboriculture par FNE 82 dans le Tarn-et-Garonne (Françoise CURBELIE, administratrice de FNE 82 et de FNE Midi-Pyrénées)

12h00 Présentation de l’outil Sentinelles de la Nature

12h30/14h00 Pause déjeuner

14h00 Présentation des travaux d’ATMO Occitanie en cours sur les mesures de pesticides dans l’air (un.e représentant.e d’ATMO Occitanie)

15h00 Echanges

16h00 Conclusions sur les perspectives d’actions sur la qualité de l’air et en Santé-Environnement pour 2019

17h00 Fin de la Journée

INSCRIPTION ICI

CINÉ DÉBAT : CENTRE CULTUREL LA MUSE DE BRESSOLS LE 19 JUIN


Résultats de l’enquête menée par France Nature Environnement 82 sur l’Impact des produits phytosanitaires sur la santé des riverains proches des cultures en Tarn-et-Garonne

[20H30]

Résultats de l’enquête menée par France Nature Environnement 82 Impact des produits phytosanitaires sur la santé des riverains proches des cultures sur 2 communes du Tarn-et-Garonne.


[21H] 

LUCIE, APRÈS MOI LE DÉLUGE Documentaire de Sophie LORIDON. Entrer chez Lucie, c’est comme un retour vers le passé. Ici, rien n’a changé. Depuis toujours, j’ai rêvé de partager en images la vie de cette cousine éloignée. Cette paysanne du haut plateau d’Ardèche a construit sa vie autour du travail et de la nature environnante. Durant un an, au fil des saisons, nous allons à sa rencontre avec une caméra. Grâce à la complicité qui me lie à Lucie, aux nombreuses visites qu’elle reçoit, à son sens de l’humour conjugué au bon sens, nous sommes transportés dans un univers fait de simplicité…Nous ramenant à l’essentiel.
TARIF UNQIUE 5 €

http://www.lamusecinema.org/

FILM ANNONCE :https://vimeo.com/262536639

IMPACT DES PRODUITS PHYTOPHARMACEUTIQUES SUR LA SANTÉ DES RIVERAINS PROCHES DES CULTURES SUR DEUX COMMUNES DE TARN ET GARONNE

Enquête réalisée par la commission Veille Sanitaire de FNE 82

De février à octobre 2018, des équipes de bénévoles de FNE 82, ont sillonné deux communes du Tarn et Garonne et interrogé 1131 riverains et leurs familles (1014 adultes et 117 enfants) afin d’évaluer l’impact des produits phytopharmaceutiques sur leur santé. Ces deux territoires ont une activité agricole de monoculture, essentiellement arboriculture, les céréales et la viticulture sont au second plan.

La méthodologie a été rigoureuse en s’appuyant sur un questionnaire précis portant sur les thèmes principaux : cancer en général, troubles neurologiques et endocriniens. Parmi les cancers, nous avons volontairement isolé les pathologies du sang et des ganglions qui sont de constatation plus récente. Cette étude indépendante garantissant l’anonymat doit faire référence pour d’autres études sur le terrain en posant les bonnes questions relatives à la santé des personnes interrogées.

Les résultats globaux montrent une sur-incidence des cancers mais aussi des autres pathologies neurologiques et endocriniennes. L’incidence des différentes pathologies s’établit à 31,8 % et elles sont possiblement en lien avec la durée et la distance d’exposition aux produits phytopharmaceutiques. Les résultats détaillés mettent en avant :

– la fréquence de certains cancers comme les tumeurs cérébrales, les cancers du rein, des ovaires, de la peau, de la thyroïde et des cancers des ganglions et du sang ; ce sont des pathologies « émergentes » qui ne doivent pas occulter la fréquence des cancers habituels notamment celui du sein et de la prostate (les plus fréquents dans notre étude). Par contre les cancers digestifs et pulmonaires sont stables. Ces pathologies « émergentes » doivent être considérées comme des marqueurs d’un environnement pollué possiblement par les produits phytopharmaceutiques (la fréquence brute des cancers au niveau de notre enquête est de 15 % environ alors que le taux de prévalence total des cancers en France est proche de 6% – source Inca).

– les pathologies neurologiques se retrouvent aux deux âges extrêmes de la vie : 4,4 % : maladie de Parkinson, Alzheimer, spectre autistique. Chez l’enfant, cette pathologie est en nette augmentation : en Europe, en 1970 : 1/5000 enfants – en 2015 : le rapport européen : 1/60 enfants. En Californie, c’est une cause nationale.

– les pathologies endocriniennes sont dominées par les dysfonctionnements endocriniens chez l’enfant et les dérèglements de la fonction thyroïdienne chez l’adulte : 8 %. Chez l’enfant, les malformations des organes génitaux externes chez le garçon ne sont pas rares et les pubertés précoces chez la fillette sont préoccupantes.

– les autres pathologies regroupent des cas de malformations d’organes (pas de malformations des membres), des manifestations allergiques et situations « émergentes » : les maladies auto immunes.

A partir de ces résultats, nous pouvons dégager des profils de population qui sont particulièrement exposées de part leur situation de riverains :

– l’ancienneté de l’exposition :  plus ou moins 25 ans

– la proximité des vergers : plus ou moins 200 mètres

Mais d’autres paramètres doivent être définis.

En conclusion, ce travail instructif et nécessaire a permis d’aller au contact d’une population ciblée, jamais interrogée à ce jour : les riverains.

L’environnement est désormais un problème de santé publique avec un triple pacte : social, environnemental et de santé.

Nos constatations confirment les données de la littérature nationale et internationale, mais ces rapports ne ciblent que les agriculteurs et leurs familles.

Des mesures préventives, à toutes les étapes de la chaîne d’utilisation, doivent être mises en place.

Il faut cependant rapprocher les effets néfastes de ces produits à l’exposition de la pollution atmosphérique, à l’utilisation des antibiotiques, surtout vétérinaires et à d’autres types de pollution.

Les conclusions de cette enquête indépendante nous confortent dans notre rôle de « lanceurs d’alerte ».

⇒ Tous coupables, Tous concernés, Tous touchés et tous responsables

Ne pas dénoncer mais énoncer sans jamais renoncer

Agenda : La Veille Sanitaire de France Nature Environnement 82 ainsi que le docteur Donadio vous donnent rendez-vous le mercredi 19 juin à 20h30 à LA MUSE centre culturel de Bressols, pour débattre des résultats de l’enquête

http://www.lamusecinema.org/

Formulaire de contact FNE 82 :

MAI 2019 – FNE 82

La loi d’orientation des mobilités sera examinée à l’Assemblée Nationale à partir de mi-mai, et jusqu’à début juin. Mobilisez vos députés pour une loi sur les mobilités plus écologique.

Lettre du Président n°127

Mots clés :  Loi d’Orientation des Mobilités (LOM), mobilités durables, écomobilité, climat

Chères Présidentes, chers Présidents, cher(e)s ami(e)s,

Après une première lecture au Sénat le 2 avril dernier, la loi d’orientation des mobilités sera examinée à l’Assemblée Nationale à partir de mi-mai, et jusqu’à début juin. Compte tenu de l’urgence climatique, des niveaux de pollution de l’air intolérables sur nos territoires et de leurs conséquences sur notre santé, et de l’impact des infrastructures sur la biodiversité, cette loi est lourde d’enjeux pour l’environnement. Elle doit donner des orientations fortes et des outils opérationnels afin de provoquer une rupture avec nos pratiques actuelles.

Depuis 2017, lors des phases de préparation de ce texte, FNE, notamment son réseau Transport et Mobilité Durable s’est mobilisé pour le renforcer : participation aux Assises de la mobilité, travail inter-associatif au sein du Réseau Action Climat France, communiqués de presse, mise en ligne d’un dossier pédagogique pour le grand public, auditions et travail d’amendements, etc.

Si les sénateurs ont permis quelques avancées (le remboursement par l’employeur des moyens de transports écologiques comme le vélo sera désormais cumulable avec le remboursement partiel transport en commun, des emplacements de vélos devront être prévus dans les bus , le périmètre des villes pouvant mettre en place une zone à faible émission a été étendu), le texte reste malheureusement bien en deçà de nos attentes et des objectifs fixés par le Gouvernement, à savoir : mettre en cohérence la politique nationale des déplacements avec les engagements pris via l’Accord de Paris pour lutter contre le changement climatique.

Malgré nombre de nos interpellations, le projet de loi reste muet sur la question des niches fiscales dont bénéficient certains secteurs, tels que le transport routier de marchandises. La loi ne donne par ailleurs aucune place aux associations environnementales dans les instances de concertation, alors qu’elles jouent un rôle de proposition et de garant essentiel. Malgré l’annonce que les investissements seront désormais prioritairement fléchés vers les infrastructures existantes, le texte prévoit encore le financement de nouveaux projets destructeurs, d’un autre âge. Enfin, des mesures pourtant annoncées par le Gouvernement, telles que l’expérimentation de péages urbains ou la vignette poids lourds, n’y figurent pas. Autant de points sur lesquels nous continuerons d’agir pendant l’examen du texte à l’Assemblée Nationale.

Pour cela, nous avons besoin de votre mobilisation pour que chacun.e d’entre vous sensibilise ses parlementaires à nos demandes.

A cet effet, nous vous proposons en annexe un courrier-type de demande de rendez-vous à envoyer à vos parlementaires avant fin mai par mail ou courrier, avec une note récapitulant nos demandes. Ces propositions ne sont pas exhaustives bien sûr, et libres à vous de les personnaliser à votre gré. Le plus important est de faire comprendre à nos parlementaires que pour cette loi, l’environnement ne peut plus être relégué à des mesures facultatives et symboliques. Nous devons leur faire savoir que pour les électeurs que nous sommes, la transition vers une mobilité plus écologique est une priorité.

Nous comptons sur vous pour leur faire passer ce message. N’hésitez pas à contacter Morgane Piederriere, notre responsable du plaidoyer, si vous avez besoin d’informations complémentaires, souhaitez disposer de nos propositions d’amendements, et pour partager les retours que vous feront vos parlementaires.

Vous pouvez aussi signer et faire signer autour de vous notre pétition pour demander à ce que soit mis fin aux cadeaux fiscaux accordés aux camions les plus pollueurs.

Bien à vous,

Michel Dubromel, président de FNE

ANNEXE :  

MAIL TYPE POUR DEMANDER UN RENDEZ-VOUS A VOTRE DÉPUTÉ, À PERSONNALISER

Vous pouvez trouver l’adresse de vos députés sur le site de l’Assemblée Nationale ou par déduction : prénom.nom de famille@assemblee-nationale.fr. Par exemple pour Pierre Dupont : pierre.dupont@assemblee-nationale.fr. Sur demande (à morgane.piederriere@fne.asso.fr), nous pouvons vous envoyer un fichier contenant les adresses mails de vos parlementaires.

Objet : demande de rendez-vous pour un échange sur la question des transports et des mobilités en vue de l’examen de la loi sur ce sujet 


Madame la Députée ou Monsieur le Député,

Si vous n’avez pas déjà eu de contact avec ce parlementaire : présentation en 5 lignes maximum de votre association, avec notamment son objet et le nombre d’adhérents, en précisant « membre du mouvement citoyen et apolitique France Nature Environnement qui regroupe de 3500 associations de protection de la nature et de l’environnement ».

La Loi d’orientation des mobilités (LOM) qui sera bientôt examinée à l’Assemblée Nationale devra répondre aux défis d’aujourd’hui, mais aussi à ceux qui nous attendent à moyen et long termes, et donc, avoir une réelle vision prospective. Les transports restant dans notre pays le premier poste d’émissions de gaz à effet de serre, les mesures à prendre dans ce secteur constituent une priorité. Le domaine des transports contribue également beaucoup à la pollution de l’air, deuxième cause de mortalité en France.

La mobilité est aussi une préoccupation du quotidien pour tous les citoyens. Cette loi doit permettre de proposer à tous, même aux plus démunis, et sur l’ensemble du territoire, des moyens de se déplacer sans (trop) polluer. Pour France Nature Environnement, la transition écologique doit nécessairement être juste et solidaire.

Cette loi est donc très attendue. Elle contient des mesures intéressantes mais insuffisantes pour provoquer le virage nécessaire dans les pratiques de mobilité. Nous espérons donc que son examen au Parlement sera l’occasion de l’enrichir.

C’est pour cela que nous souhaitons vous rencontrer, afin d’échanger avec vous sur vos positions et nos propositions, dont vous trouverez un résumé en pièce jointe.

Dans l’attente de votre réponse que nous espérons rapide, je vous prie d’agréer, Madame la Députée ou Monsieur le Député, mes sincères salutations.

Mail : <lienfederal@fne.asso.fr>